15 février 2008

Pourquoi il faut continuer à faire confiance à Nicolas Sarkozy

Pourquoi il faut continuer à faire confiance à Nicolas Sarkozy

                          

 

En juin 2007, j’ai été élu, comme plus de 300 de mes collègues députés, sur un projet législatif complet, compris et approuvé. Ce projet, c’était celui porté par Nicolas Sarkozy lors de l’élection présidentielle et dont le score, doublé d’une mobilisation sans précédent, a conforté l'ambition que nous avions pour la France, et nous a donné une légitimité pour agir. Pendant cette campagne législative, tous les candidats UMP et Nouveau Centre ont soutenu le président de la République, en collant au plus près de son image et de sa méthode, pour se faire élire. La côte de popularité de Nicolas Sarkozy a culminé à des sommets jamais atteints sur une durée historique.

Pendant ce que nous avons appelé l'"état de grâce", le gouvernement a lancé de nombreux chantiers. Des lois importantes ont été votées au Parlement, et des tabous ont été levés dans la société. Nous avons respecté, mesure après mesure, ce qui avait été annoncé par Nicolas Sarkozy. Les Français nous ont fait confiance malgré les réticences de certains conservateurs. Nous avons ainsi réformé les universités, exonéré les heures supplémentaires, négocié le traité simplifié, réformé les régimes spéciaux de retraite, supprimé les droits de successions, voté la loi anti-récidive, conduit le Grenelle de l'environnement. Bref, notre union et notre détermination ont bousculé l'immobilisme ambiant.

Un Président directement placé en première ligne

Afficher un tel volontarisme, désigner nos faiblesses, et oser prendre des risques n'est pas sans conséquence. Pour la première fois en France, un président de la République s'est directement placé en première ligne de la réforme et s’est ainsi exposé aux attaques. Est-ce un mal? Je ne le crois pas. Il est logique que celui qui porte un projet en assume directement la mise en œuvre, sans s’abriter derrière je ne sais quelle posture de grand sage observateur.

Aujourd'hui, les sondages sont moins favorables. La belle affaire! Nous n’allons pas pour autant renier ce que nous avons soutenu hier pour la seule raison que les sondages vont et viennent. Et je suis d’autant mieux placé pour le dire que je n’ai jamais été un sarkozyste pur et dur. Nous avons toujours été conscients qu'une telle popularité ne dure pas éternellement. Mais cela ne veut pas dire que l'efficacité et surtout la légitimité de notre travail sont remises en cause. Sinon comment expliquer que le Premier ministre soit en hausse dans ces mêmes sondages?

Plutôt que de se dérober aux choix de notre majorité ou de se réfugier derrière un contexte difficile, il faut assumer nos décisions, les expliquer franchement aux Français. Même si des résultats commencent à apparaître, les récentes réformes porteront leurs fruits dans la durée car il s’agit, non pas de pansements destinés à masquer quelques blessures, mais bien de grandes restructurations de notre vie économique, institutionnelle, et sociale.

Il nous faut aller plus vite et plus loin

Les points que le Président vient de perdre ne sont qu’une péripétie assez classique de la vie politique et ils ne doivent pas nous détourner de notre ambition. Alors oui, il est plus aisé de gouverner avec de bons sondages, mais gouverner c’est aussi savoir dépasser les moins bons sondages et poursuivre son chemin, sans renoncer.

Ce climat d'attente ne doit pas ralentir le rythme des réformes. Il faut au contraire les accélérer. Avec mes collègues parlementaires, nous avons été élus pour cinq ans, alors ne restons pas les bras croisés devant les critiques en contemplant les premières réformes que nous avons réussi à mettre en place. Il faut continuer à prendre des risques, et poursuivre notre lutte contre le statu quo.

Face à l'impatience des Français, il nous faut aller plus vite et plus loin, rester fidèles à nos engagements, car respecter ce qui a été promis, est la première condition pour redonner de la crédibilité à l'action politique. Les parlementaires se doivent d’afficher haut et fort leur soutien le plus total à l’action de Nicolas Sarkozy et au gouvernement de François Fillon qui peut être fier du chemin parcouru. Ces réformes, nous les voulons et les Français les attendent. Le temps est venu de dire au président de la République de passer à la vitesse supérieure des réformes.

Posté par ERICCITOYEN à 15:12 - - Permalien [#]