Mon Mulhouse2

Base d'articles de presse pour : http://monmulhouse.canalblog.com/ RETROUVEZ MOI sur : http://monmulhouse.canalblog.com/

26 février 2008

Polémique Sarkozy au Parisien: les "excuses" ont été rajoutées

France //

© Afp

mardi 26 février 2008, mis à jour à 08:22

Polémique

Sarkozy au Parisien: les "excuses" ont été rajoutées

LEXPRESS.fr

L'esquisse de mea culpa du président Nicolas Sarkozy pour les insultes proférées au Salon de l'agriculture a été insérée par l'Elysée dans l'entretien original que publie Le Parisien, a déclaré le directeur de la rédaction du quotidien, Dominique de Montvalon.

"J'aurais mieux fait de ne pas lui répondre", dit Nicolas Sarkozy dans cette interview, qui a été "amendée et corrigée" et transmise au journal lundi en fin de soirée par l'Elysée.

"Cette phrase n'a pas été prononcée" devant le panel de lecteurs du Parisien qui a interrogé le chef de l'Etat, a expliqué Dominique de Montvalon sur Canal+.

"Ils retrouvent dans le journal quelque chose que le président n'a pas dit, qu'ils n'ont pas entendu", a-t-il ajouté.

Dominique de Montvalon a précisé que Le Parisien publierait mercredi la version non amendée de l'entretien, qui s'est déroulé lundi matin à l'Elysée.

Selon l'Elysée, interrogé mardi, "Nicolas Sarkozy ne l'a peut-être pas dit sous cette forme-là" et "cela a été remis en forme à la relecture". On insiste, de même source, sur un "état d'esprit" concordant avec les propos publiés.

Lundi soir, "nous étions quasiment en dehors des délais de bouclage" quand la nouvelle version est arrivée au journal, a précisé Dominique de Montvalon pour expliquer la publication in extenso. La rédaction en chef a un temps envisagé de ne pas publier le texte ou de publier "en parallèle" les deux versions, sur papier et sur le site internet du journal.

Il est parfois difficile de "savoir choisir entre deux solutions dont aucune n'est excellente", a-t-il fait valoir.

Dominique de Montvalon a précisé que le rendez-vous à l'Elysée avait été pris la semaine dernière, soit avant la visite au Salon de l'agriculture, où Nicolas Sarkozy a insulté un visiteur qui refusait de lui serrer la main, lui disant "Casse-toi alors ! Pauvre con !".

"Il est difficile, même quand on est président de ne pas répondre à une insulte. J'ai sans doute mes qualités et mes défauts", a dit le chef de l'Etat lundi aux lecteurs du Parisien, selon des propos retranscrits dans le journal.

"Ce n'est pas parce qu'on est président qu'on devient quelqu'un sur lequel on peut s'essuyer les pieds", formait le reste de la réponse initiale. La phrase "Cela étant, j'aurais mieux fait de ne pas lui répondre" a été ajoutée, selon Dominique de Montvalon.

"Entre la version finale que nous publions, qui est arrivée hier soir au-delà de 23h, et les propos (du matin) il y a au minimum un écart", a constaté Dominique de Montvalon.

"On ne sait pas si on doit dire (qu'il y a eu) une prise de conscience que la situation née de la vidéo appelait de la part du président une forme plus nette d'excuse ou de regret mais effectivement ce n'est pas les propos tenus", a-t-il ajouté.

Posté par ERICCITOYEN à 12:28 - L'EXPRESS.fr - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


24 février 2008

Gaston Flosse élu grâce aux voix indépendantistes en Polynésie

dimanche 24 février 2008, mis à jour à 10:23

Gaston Flosse élu grâce aux voix indépendantistes en Polynésie

Reuters

Le sénateur UMP Gaston Flosse a créé la surprise, dimanche, en parvenant à se faire élire à la présidence de la Polynésie française grâce aux voix de son adversaire de toujours, l'indépendantiste Oscar Temaru.

   

     

"C'est un événement incroyable que nous venons de vivre en direct" a lâché un journaliste, commentant à la télévision la matinée d'élection au terme de laquelle Flosse a été élu alors qu'il avait été laminé aux dernières élections territoriales (son parti, le Tahoera'a Huiraatira, n'avait obtenu que 17 % de suffrages et 10 sièges sur 57).

Battu et marginalisé, "le vieux lion" a réussi le tour de force de s'allier avec ses pires ennemis, les indépendantistes. C'est déjà grâce à eux qu'en août 2007, il était parvenu à renverser son poulain, Gaston Tong Sang, pour remettre au pouvoir le leader indépendantiste Oscar Temaru.

Tong sang était accusé de trop s'écarter des directives de son aîné.

Selon de nombreux observateurs, Flosse a livré là son dernier combat. Il a dernièrement cristallisé les rancoeurs contre l'Etat et plus particulièrement contre Christian Estrosi, secrétaire d'Etat à l'outre-mer

Aux yeux de Flosse, Estrosi s'était trop directement immiscé dans la vie politique polynésienne, en manifestant ses préférences pour Tong Sang.

Flosse et Temaru ont donc réalisé l'union sacrée contre le pouvoir central de Paris et contre son candidat.

Au cours d'un bref discours devant les élus, avant leur vote ce matin, Flosse a expliqué que les circonstances (ndlr : le manque de temps) ne lui permettaient pas de présenter un programme de gouvernement.

Il a annoncé qu'il souhaitait mettre en place un gouvernement d'union entre toutes les composantes de l'échiquier politique polynésien, lui-même acceptant de ne pas faire état, pendant cinq ans, de ses convictions d'autonomistes et Temaru acceptant, pour sa part, de mettre de côté ses revendications indépendantistes "pour travailler dans l'intérêt général de la Polynésie française".

Flosse devrait faire connaître dans les jours prochains la composition de son gouvernement d'ouverture : les indépendantistes accepteront-ils de partager le pouvoir ou laisseront-ils le Tahoeraa Huiraatira gouverner seul (comme celui-ci l'a fait avec eux depuis le mois d'août 2007) ?

Une seule chose paraît sûre : les élus majoritaires du To Tatou Ai'A, qui parlent de vol et de hold-up, ont déjà annoncé qu'ils ne rejoindraient jamais les élus de Flosse.

Posté par ERICCITOYEN à 11:21 - L'EXPRESS.fr - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 février 2008

Belgrade: un mort, 90 blessés

vendredi 22 février 2008, mis à jour à 08:04

Indépendance du Kosovo

Belgrade: un mort, 90 blessés

LEXPRESS.fr

Après une manifestation monstre contre l'indépendance du Kosovo, des violences ont éclaté jeudi soir. L'ambassade américaine a été incendiée. Un corps carbonisé a été découvert.


     

es manifestants ont incendié l'ambassade des Etats-Unis à Belgrade, où un corps carbonisé a été découvert. Ils ont affronté les forces de l'ordre dans la capitale serbe, lors de violences jeudi soir après un grand rassemblement contre l'indépendance du Kosovo.

Le corps carbonisé n'est pas celui d'un employé de la mission diplomatique, a indiqué à l'AFP une porte-parole de l'ambassade américaine.

Les Etats-Unis ont officiellement protesté auprès de Belgrade et appelé les autorités serbes à renforcer la sécurité autour de l'ambassade.

Au total, les violences qui ont éclaté devant plusieurs autres ambassades à Belgrade ont fait plus de 90 blessés, dont au moins 32 policiers. Le calme était revenu en fin de soirée.

Les incidents avaient débuté lorsque plusieurs centaines de jeunes portant des survêtements à capuchon et des foulards ont lancé des torches et pénétré dans l'ambassade américaine, vide à ce moment-là, déclenchant un incendie qui a été maîtrisé une heure plus tard.

Aucun policier n'était visible aux alentours au moment de l'attaque, selon un journaliste de l'AFP.

D'autres violences ont éclaté aux abords des ambassades de pays occidentaux qui ont reconnu l'indépendance du Kosovo. Les heurts se sont propagés dans le centre de la ville, où d'importantes forces de police ont affronté toute la soirée des émeutiers qui saccageaient magasins et kiosques.

De violentes manifestations avaient déjà eu lieu devant l'ambassade américaine après la proclamation unilatérale de l'indépendance du Kosovo, dimanche.

Les Etats-Unis ont été la première grande puissance à reconnaître le nouvel Etat et les dirigeants serbes considèrent Washington comme le principal instigateur de l'indépendance.

A New York, l'ambassadeur des Etats-Unis à l'ONU, Zalmay Khalilzad, s'est dit "indigné" par cette attaque.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a ensuite condamné les violences commises contre les ambassades et rappelé le principe de l'inviolabilité des missions diplomatiques.

Le ministre britannique des Affaires étrangères David Miliband a qualifié jeudi soir d'"injustifiées" les violences.

Quelques heures plus tôt, plus de 150.000 personnes, selon la police, s'étaient rassemblées dans le centre de Belgrade, aux abords du Parlement, pour protester contre l'indépendance du Kosovo, considéré par les Serbes comme le berceau de leur histoire.

Ils ont écouté plusieurs orateurs, dont le Premier ministre nationaliste Vojislav Kostunica, le leader ultranationaliste Tomislav Nikolic et le cinéaste Emir Kusturica, réaffirmer que la Serbie n'accepterait jamais l'indépendance du territoire.

"Le Kosovo est le prénom de la Serbie, le Kosovo appartient à la Serbie, au peuple serbe. Il en est ainsi depuis toujours et ce sera comme cela à jamais", a lancé M. Kostunica.

La proclamation de l'indépendance de la province peuplée en majorité d'Albanais divise la communauté internationale, un certain nombre de pays, européens en particulier, craignant qu'elle n'encourage les séparatismes à travers le monde.

"Enlever le Kosovo à la Serbie, c'est comme si l'on vous coupait la jambe, un bras ou que l'on vous enlevait un enfant", déclarait Vesna Vujacic, une enseignante de 54 ans.

Les protestataires brandissaient le drapeau serbe, mais aussi des drapeaux de l'Espagne et de la Roumanie, deux membres de l'UE qui refusent de reconnaître le nouvel Etat. D'autres agitaient des drapeaux de la Russie, le grand allié slave, qui a soutenu l'opposition de la Serbie à l'indépendance du Kosovo.

Le grand absent était le président serbe Boris Tadic, en visite en Roumanie, d'où il a lancé un appel au calme, demandant "l'arrêt immédiat des violences".

Des dizaines de milliers de manifestants se sont ensuite rendus, dans le calme, devant la cathédrale Saint Sava pour assister à une messe pour le Kosovo, alors que les violences se propageaient dans la ville.

Une dizaine de véhicules blindés de la police et plusieurs dizaines de policiers anti-émeutes se sont rendus sur l'avenue Kneza Milosa, une des principales artères de Belgrade où se trouvent la plupart des ambassades, pour disperser les manifestants. Plusieurs dizaines d'entre eux ont été appréhendés.

Des incidents ont aussi eu lieu près de l'ambassade de Croatie, suscitant une protestation de Zagreb. Des manifestants ont également incendié un restaurant McDonald's.

Devant l'ambassade d'Allemagne, comme devant celle de Grande-Bretagne, des guérites de police ont été attaquées, et une automobile incendiée en face de l'ambassade du Canada.

A Banja Luka, capitale de la Republika Srpska (RS), l'entité serbe de Bosnie-Herzégovine, environ 2.000 personnes ont protesté, parfois violemment.

Le parlement de la RS a décidé jeudi soir que cette entité avait "le droit" de faire sécession de la Bosnie, si l'ONU et une majorité des pays de l'UE reconnaissaient l'indépendance du Kosovo.

A Belgrade, M. Kostunica a indiqué que la manifestation de jeudi serait la première d'une série.

   

Posté par ERICCITOYEN à 08:57 - L'EXPRESS.fr - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 février 2008

Polémique Georges Fenech: "Les sectes nous manipulent"

jeudi 21 février 2008, mis à jour à 16:59

Polémique

Georges Fenech: "Les sectes nous manipulent"

propos recueillis par François Koch

Député UMP, vice-président du Groupe parlementaire ad hoc, Georges Fenech a lu avec surprise les propos d'Emmanuelle Mignon, la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, sur les sectes, un "non-problème" selon elle. Il a livré ses réactions, "abasourdies", à LEXPRESS.fr.


     

Qu'avez-vous ressenti en lisant hier l'interview d'Emmanuelle Mignon, directrice de cabinet du Président de la République, à VSD?
J'étais abasourdi de lire que "les sectes sont un non-problème". Les sectes nous manipulent en nous entrainant sur le terrain de la liberté de croyance. Alors que ce qui est en cause, ce sont des délits et des victimes en souffrance. Il y a déjà eu plusieurs scientologues condamnés, notamment le responsable de la branche lyonnaise.

Etes vous entièrement rassuré par les déclarations du Premier ministre François Fillon, faites ce jeudi?
Tout à fait. Il a clairement dit que la Miviludes [Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires] continuera sa mission sans changement de politique sous l'autorité de Matignon [et non pas du ministère de l'Intérieur, comme l'a indiqué Emmanuelle Mignon] et, même, que ses moyens seront renforcés.

Posté par ERICCITOYEN à 18:01 - L'EXPRESS.fr - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 février 2008

Ajaccio: des CRS attaqués à la mitraillette

mercredi 20 février 2008, mis à jour à 08:41

Corse

Ajaccio: des CRS attaqués à la mitraillette

LEXPRESS.fr

L'incident qui s'est déroulé mardi soir n'a pas fait de blessés, bien que des tirs à hauteur d'homme ont manqué de peu des CRS en faction près de leur fourgon. L'attaque n'a pour le moment pas été revendiquée.


e palais de Justice d'Ajaccio, en Corse, a été mitraillé mardi soir par un ou plusieurs inconnus en voiture, a-t-on appris de source judiciaire.

"Sept impacts ont été relevés sur la façade, dont plusieurs à hauteur d'homme, et les CRS (policiers, ndlr) de garde n'ont échappé aux tirs qu'en se jetant à terre", a déclaré le procureur de la République à Ajaccio, José Thorel.

Selon le magistrat, "l'arme utilisée était de gros calibre, et le ou les tireurs auraient utilisé une voiture volée qui a été retrouvée en flammes à environ 500 mètres du palais".

Une balle a traversé la fenêtre d'un immeuble d'habitation situé derrière le bâtiment, a-t-il indiqué.

L'action n'a pas été revendiqué immédiatement.

Une enquête a été ouverte.

La ministre de la Justice, Rachida Dati, "condamne avec la plus grande fermeté le mitraillage" survenu à Ajaccio.

"Elle fait part de sa détermination à ce que les auteurs de ces actes, qui s'attaquent aux symboles de la République et mettent en danger la vie de nos concitoyens, soient rapidement identifiés et interpellés pour en répondre devant la justice", selon une déclaration diffusée par son porte-parole.

Posté par ERICCITOYEN à 10:54 - L'EXPRESS.fr - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 février 2008

Sarkozy: l'effet toboggan


LEXPRESS.fr du 19/02/2008

Baromètre BVA-Orange-L'Express

Sarkozy: l'effet toboggan

Par Ludovic Vigogne

A un mois des municipales, le président dévisse. Pour François Fillon, un nouveau défi: ne pas susciter la jalousie du chef de l'Etat.


     

'est un ministre qui le relève: "Nicolas Sarkozy ne se sent tenu par rien. C'est sa force pour être inventif. C'est sa faiblesse quand tout part en vrille."

Idé




La sixième vague du baromètre BVA-Orange-L'Express confirme l'analyse. Le président amplifie - pour l'instant - sa chute. Il perd encore 9 points de bonnes opinions (soit une chute de 19 points en trois mois), en "gagne" 10 de mauvaises. Entre les premières et les secondes, le différentiel est désormais de 22 points!

Le baromètre BVA-Orange-L'Express

CLIQUEZ ICI POUR VOIR TOUS LES CHIFFRES

C'est un membre du gouvernement qui l'assure: "François Fillon est très mal à l'aise. Je l'ai observé au Conseil des ministres. C'est flagrant." Même chez les sympathisants UMP, le locataire de Matignon est désormais plus populaire que le chef de l'Etat (l'ensemble des résultats, notamment le baromètre des personnalités de droite et de gauche, marqué par la poussée d'Olivier Besancenot, est consultable sur notre site). Des inconvénients de la popularité...

"Arrête, cela va finir par m'attirer des ennuis. Je souhaiterais que cela n'arrive pas trop vite", lançait déjà le Premier ministre, à la mi-janvier, à un élu qui pronostiquait sa bonne fortune sondagière et le trou d'air sarkozyste. C'est dire si, aujourd'hui, il tente de ne pas donner prise à la moindre jalousie élyséenne. Dénonçant, le 15 février, à Laval, une "chasse au président de la République". Usant dans ses interviews, le plus possible, du "nous" plutôt que du "je". Refusant une médiatisation "trop politicienne"...

Ne pas trop monter, pour l'un; ne plus trop descendre, pour l'autre. Est-il encore possible pour Nicolas Sarkozy de redresser la barre avant le scrutin municipal - sa campagne consiste surtout en des déjeuners avec des candidats UMP?

Certaines leçons du passé ont été tirées. La commission de l'expert Attali avait exaspéré la majorité parlementaire? C'est le président du groupe UMP à l'Assemblée, Jean-François Copé, qui présidera celle qui sera chargée de réfléchir à la fin de la publicité sur la télévision publique. L'Elysée écrasait tout le gouvernement? Le 18 février, Nicolas Sarkozy a convié à déjeuner chez Tante Louise, à Paris, François Fillon, Jean-Louis Borloo, Michèle Alliot-Marie, Xavier Bertrand et le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant. Une première où, plus que du remaniement, il a été question de la "pédagogie" à instaurer pour que le projet présidentiel soit mieux compris.

"Une nouvelle séquence s'est ouverte, veut positiver un conseiller élyséen. Le président est désormais davantage défendu." Un signe? Sur le plateau de Thé ou café, sur France 2, le 16, le rugbyman Christophe Dominici, qui a soutenu Nicolas Sarkozy lors de l'élection présidentielle, a croisé Dominique de Villepin, signataire de l'appel Pour une vigilance républicaine publié par Marianne. "J'ai eu envie de l'emplâtrer", racontera-t-il à son ex-entraîneur, devenu ministre des Sports, Bernard Laporte.

Dans le monde du rugby, on n'aime pas que ceux qui ont perdu le match cherchent à se venger, une fois la compétition terminée.

Posté par ERICCITOYEN à 19:00 - L'EXPRESS.fr - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Xavier Bertrand: "Oui, je suis franc-maçon"

mardi 19 février 2008, mis à jour à 18:30

Exclusif

Xavier Bertrand: "Oui, je suis franc-maçon"

Propos recueillis par Christophe Barbier

Sollicité par L'Express, le ministre du Travail, des relations sociales et de la solidarité, l'un des plus en vue du gouvernement, a accepté de jouer la transparence et d'expliciter les raisons de son engagement. Une première.


     

ourquoi avez-vous intégré la franc- maçonnerie?
Je vous réponds parce que vous me posez la question et que je n'ai pas l'intention de me dérober. On ne peut mentir quand on est un responsable politique et qu'on représente les Français. De moi-même, je n'aurais pas pris l'initiative de parler, mais certains l'ont fait pour moi.

J'ai effectivement adhéré, en 1995, attiré par le travail sur soi et sur les idées des autres que permet la franc-maçonnerie. Cela a développé en moi le sens de l'écoute, j'en avais bien besoin, et on en a toujours besoin! Dès 2004, lors de mon entrée au gouvernement, j'ai souhaité me mettre en retrait.

Depuis, je n'ai plus participé à aucune réunion, n'intervenant que deux fois cette année-là comme conférencier. Etre ministre prime tout autre engagement, ce n'est pas qu'un problème de manque de temps.

Vous allez plancher, le 9 avril, devant la loge Intersection: de quoi parlerez-vous?
Comme de nombreux acteurs politiques et sociaux, je suis invité à prendre la parole ès qualités. Le thème n'a pas encore été définitivement arrêté.

En 1995, pourquoi avoir choisi le Grand Orient, plutôt classé à gauche?
Ce n'est pas un choix par hasard. Je viens de la droite et ma logique d'ouverture aux autres et à leurs idées m'a porté vers le Grand Orient. J'étais alors au RPR, on ne pourra pas dire que j'ai fait ce choix pour faciliter mon ascension politique, ou alors il aurait fallu que je devienne député socialiste...

Que vous a apporté la franc-maçonnerie?
Un espace de grande liberté de parole, de plus grand respect, où l'on donne davantage de sens aux choses. Cette tolérance m'a d'ailleurs permis de concilier mon appartenance avec mes convictions religieuses. La franc-maçonnerie, c'est aussi ce qu'on y apporte.

Avez-vous confié votre engagement à Nicolas Sarkozy?
Non.

Que pensez-vous de ses positions sur la laïcité?
Je ne souhaite pas vous dire plus que les raisons de mon engagement franc-maçon.

Pourquoi ne pas nier votre appartenance, comme vous le permet la tradition du secret?
Rien n'interdit de parler. En tout cas, cela ne m'a pas effleuré un instant l'esprit. Un ministre ne doit pas mentir. Sinon, son action publique perd toute crédibilité.

D'autres ministres du gouvernement Fillon sont-ils francs-maçons?
Je n'en sais rien et ne veux pas le savoir.

Posté par ERICCITOYEN à 18:56 - L'EXPRESS.fr - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 février 2008

L'Elysée est déterminé sur le projet sur la Shoah, dit Mignon

Agrandir l'image

samedi 16 février 2008, mis à jour à 19:56

L'Elysée est déterminé sur le projet sur la Shoah, dit Mignon

Reuters

L'Elysée est déterminé à mener à bien sans fléchir le projet de parrainage d'enfants victimes des camps nazis par des élèves de CM2 car transmettre la Shoah est essentiel, estime Emmanuelle Mignon, la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy.

   

     

"Transmettre la Shoah est essentiel. Soutenir et aider les enseignants dans cet enseignement est une priorité. Cela n'a pas toujours été le cas. Nous sommes au travail pour le faire sans fléchir et d'une manière adaptée à chaque âge", déclare-t-elle dans un entretien au Journal du dimanche.

Aux yeux de la directrice de cabinet du chef de l'Etat, qui a conseillé ce dernier sur ce dossier, "enseigner la Shoah, c'est combattre toutes les formes de racisme".

"Les discriminations dont sont victimes aujourd'hui les personnes issues de l'immigration ont la même origine que les crimes dont les juifs ont été victimes : la bête immonde du racisme", dit-elle.

Emmanuelle Mignon dit comprendre les inquiétudes de spécialistes et de personnalités comme Simone Veil qui pensent qu'un tel parrainage pourrait être traumatisant pour des enfants.

"On va travailler avec la communauté éducative et avec tous ceux qui s'investissent dans la mémoire de ces sujets, pour voir la meilleure manière de faire", dit-elle. "Je sais qu'il a été suggéré que la mémoire d'un enfant victime de la Shoah puisse être confiée à une classe entière. Nous sommes tout à fait ouverts à ce genre de propositions".

Dans cette même édition du Journal du dimanche, le député européen socialiste Vincent Peillon ajoute sa voix à celles de ceux ayant vivement critiqué la proposition présidentielle.

"Des spécialistes, historiens, psychologues, associations et enseignants accomplissent un travail remarquable sur ce sujet d'une extrême difficulté", dit-il.

"Que le président les encourage au lieu d'entrer dans une démarche d'émotion et de communication qu'aucun d'entre eux n'a demandée et que tous désavouent", demande l'élu.

Egalement interrogée par le JDD, l'historienne Annette Wieviorka juge le projet de Nicolas Sarkozy "insupportable".

"Que l'Etat organise des célébrations, des commémorations, c'est normal. Mais un président de la République n'a pas à faire le métier des enseignants à leur place. C'est insultant", déclare l'auteur de "Auschwitz expliqué à ma fille".

Elizabeth Pineau

Posté par ERICCITOYEN à 21:48 - L'EXPRESS.fr - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 février 2008

Shoah en CM2: Simone Veil fustige l'idée de Sarkozy


vendredi 15 février 2008, mis à jour à 14:00

Mémoire

Shoah en CM2: Simone Veil fustige l'idée de Sarkozy

Propos recueillis par Anne Vidalie

"Inimaginable, dramatique, injuste": l'ancien ministre n’a pas de mots assez durs pour condamner la proposition de Nicolas Sarkozy de "confier la mémoire" d’un enfant français victime de la Shoah à chaque élève de CM2.


     

la seconde, mon sang s’est glacé". Simone Veil, qui assistait mercredi soir au dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), n’a pas de mots assez durs pour condamner la proposition de Nicolas Sarkozy de "confier la mémoire" d’un enfant français victime de la Shoah à chaque élève de CM2, dès la rentrée prochaine.

"C’est inimaginable, insoutenable, dramatique et, surtout, injuste, tranche l’ancien ministre, déportée à 16 ans et demi à Auschwitz. On ne peut pas infliger cela à des petits de dix ans! On ne peut pas demander à un enfant de s’identifier à un enfant mort. Cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter. Nous mêmes, anciens déportés, avons eu beaucoup de difficultés, après la guerre, à parler de ce que nous avions vécu, même avec nos proches. Et, aujourd’hui encore, nous essayons d’épargner nos enfants et nos petits-enfants. Par ailleurs, beaucoup d’enseignants parlent -très bien- de ces sujets à l’école."

Aux yeux de Simone Veil, la suggestion du Président de la République risque, en prime, d’attiser les antagonismes religieux. "Comment réagira une famille très catholique ou musulmane quand on demandera à leur fils ou à leur fille d’incarner le souvenir d’un petit juif?" s’interroge-t-elle.

Posté par ERICCITOYEN à 16:21 - L'EXPRESS.fr - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Mathieu Kassovitz et les Don Quichotte

vendredi 15 février 2008, mis à jour à 08:15

Solidarité

Mathieu Kassovitz et les Don Quichotte

Propos recueillis par Boris Thiolay

Le réalisateur soutient un documentaire sur le mouvement d’aide aux SDF, Poudre aux yeux, diffusé à partir de ce vendredi sur Daily Motion, pour présenter la "nuit solidaire" du 21 février. Il s’en explique.


     

es enfants de Don Quichotte sont de retour. Sur Internet, cette fois. Un documentaire, intitulé Poudre aux yeux, raconte de l’intérieur le mouvement de solidarité en faveur des SDF qui avait conduit l’association d’Augustin Legrand à installer 200 tentes sur les quais du canal Saint-Martin, à Paris, en décembre 2006. Le film sera accessible gratuitement, à partir du 15 février, sur le site de partage de vidéos Daily Motion. Cette diffusion vise à inviter le public à participer à une "Nuit solidaire pour le logement", le 21 février prochain, à partir de 18 heures, place de la République, à Paris, organisée conjointement par 28 associations. Le réalisateur Mathieu Kassovitz apporte son soutien à ce documentaire et à la mobilisation pour les personnes sans abri. Il s’en explique.


Poudre aux yeux - Les Enfants de Don Quichotte

Dans quelles circonstances avez-vous apporté votre aide au film Poudre aux yeux?
Je m’intéresse depuis plus de dix ans à la question des personnes sans abri. En tant que citoyen, j’agis à titre personnel, quand je le peux, auprès des SDF que je vois dans la rue. Je suis devenu copain avec certains d’entre eux. J’ai eu la chance de rencontrer l’abbé Pierre et j’ai ressenti dans le mouvement des Enfants de Don Quichotte la même sincérité, la même envie d’agir concrètement. J’ai fait la connaissance d’Augustin Legrand. Il m’a expliqué qu’ils avaient filmé leur mouvement depuis le début. Ils avaient 50 cassettes de rush en stock. Avec ma société de production (MNP entreprise), je les ai simplement aidés à monter le film.

Mais vous allez aussi en promouvoir la diffusion sur Internet…
Il se trouve que Daily Motion m’a proposé d’être le rédacteur en chef invité de leur site pendant trois jours, les 15, 16 et 17 février. Nous avons décidé de mettre en avant le film Poudre aux yeux: il est diffusé gratuitement, dans son intégralité. Nous souhaitons qu’un maximum de personnes puissent le visionner. Moi, à chaque fois que je l’ai vu, j’ai eu les larmes aux yeux. On ne peut plus admettre que le gouvernement ne tienne pas ses promesses en matière de relogement des personnes en difficulté. Pourquoi ne sanctionne-t-on pas les communes qui ne respectent pas leur quota de logement social?

Vous soutenez également l’appel à la Nuit solidaire pour le logement, le 21 février prochain.
Il n’y a que la mobilisation des citoyens qui puisse mettre le gouvernement en face de ses responsabilités. J’espère que nous serons nombreux, le 21 février. Il faut que les gens changent le regard qu’ils portent sur les SDF: ce ne sont ni des parias, ni des gens qui méritent leur sort, mais des personnes comme vous et moi.

Posté par ERICCITOYEN à 12:41 - L'EXPRESS.fr - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2  3  4  5   Page suivante »