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29 février 2008

Municipales Avis de vaguelette rose

Politique

Municipales Avis de vaguelette rose

Benjamin  Neumann - 01/03/2008  - L'Expansion

Selon ElectionScope, le scrutin de mars devrait marquer un léger reflux pour la droite, qui perdrait plus de villes qu'elle n'en gagnerait. Un vote sanction pour la majorité, mais tempéré par les enjeux locaux.

 

 

Chute dans les sondages, grogne qui s'exacerbe à l'UMP, « psychodrame » de Neuilly, bisbilles au sein du gouvernement, croissance économique flageolante, déception sur le pouvoir d'achat, surmédiatisation de sa vie privée : Nicolas Sarkozy pouvait difficilement imaginer pire moment pour affronter l'épreuve des urnes, la première depuis son arrivée à l'Elysée, en mai 2007. La droite doit-elle vraiment craindre une débâcle lors des élections municipales ?

Pour en avoir le cœur net, L'Expansion a choisi de recourir une nouvelle fois aux méthodes de prévision politique fondées sur les tendances économiques. Une méthode originale élaborée par l'observatoire ElectionScope, et aujourd'hui éprouvée. Ainsi, dès janvier 2007, nous pouvions annoncer le score exact de la finale de l'élection présidentielle (53 % pour Nicolas Sarkozy, 47 % pour Ségolène Royal). Et début juin, le résultat du scrutin législatif était correctement prévu à dix sièges près, comme en 1993, 1997 ou 2002.

Le secret de la méthode ? Il s'agit en fait de considérer que les électeurs expriment d'abord dans l'urne un avis sur le bilan du candidat sortant (qualité de la gestion des finances locales, évolution de l'emploi local, mais aussi jugement sur le gouvernement national, etc.). « Cette attitude, qui semble attacher plus d'importance au passé qu'à l'avenir et aux promesses de programmes souvent floues des candidats, se justifie aisément : le sortant défend son bilan face à un électeur qui va formuler un vote sanction s'il est mécontent », expliquent les auteurs du modèle de calcul, Bruno Jérôme, maître de conférences à l'université de Paris II Panthéon-Assas, et Véronique Jérôme-Speziari, maître de conférences à l'université de Paris-Sud XI.

Quatre types d'électeurs

Au total, le résultat des élections dépendra du comportement de quatre types d'électeurs : d'abord les « partisans », qui votent de manière systématique par adhésion à des valeurs ou à une vision de la société et de l'économie. Un véritable socle pour chaque camp. « On comprend alors pourquoi les maires sont soucieux de préserver la démographie électorale de leur commune, ou pourquoi un nouvel élu tente souvent de la retoucher dans un sens qui lui sera durablement favorable », soulignent nos experts. Deuxième type d'électeurs, les plus nombreux : ceux qui tentent de juger objectivement la politique de l'équipe sortante. Un troisième groupe d'électeurs aura tendance à évaluer les sortants locaux à l'aune de la crédibilité du gouvernement ou de l'opposition au niveau national. Enfin, un quatrième groupe d'électeurs est plus « opportuniste » et utilitariste. Il soutiendra de manière très pragmatique le parti qui mènera une politique proche de ses préférences. A certains égards, les fameux « bobos » (bourgeois bohèmes) entreraient dans cette catégorie. Dans la même veine, certains d'entre eux sont plus mobiles, car plus riches, et n'hésitent pas à se délocaliser si la politique menée dans leur commune ne leur est pas favorable. Le comportement des quatre groupes précédents, en interaction avec le comportement des élus, va ainsi fortement influer sur la stabilité ou l'instabilité électorale, jusqu'à faire de certaines communes des « villes ping-pong », comme Béziers, Maubeuge ou Bourg-en-Bresse, qui changent presque à chaque fois de couleur.

« Mais celles-ci restent rares et, globalement, les résultats des élections municipales de 2008 ne devraient pas déroger à la règle qui prévaut depuis 1965 : les Français restent d'incorrigibles conservateurs quand il s'agit de renouveler leurs édiles », estiment nos deux économistes politologues. Lorsqu'on observe la chronique des élections municipales depuis quarante-huit ans, on s'aperçoit en effet que 56 % des 236 communes de plus de 30 000 habitants n'ont jamais connu plus d'un changement de majorité, qu'elles soient de droite (65 cas) ou de gauche (67). Et cette année, 189 des 236 villes devraient conserver la même couleur politique. C'est le cas notamment de Paris, Lyon, Marseille, Lille, Bordeaux, Strasbourg et Le Havre, qui maintiendraient à leur tête respectivement Bertrand Delanoë (PS), Gérard Collomb (PS), Jean-Claude Gaudin (UMP), Martine Aubry (PS), Alain Juppé (UMP), Fabienne Keller (UMP), Antoine Rufenacht (UMP).

En termes d'équilibre droite-gauche, selon ElectionScope, la droite et la majorité présidentielle perdraient 25 villes (dont Mulhouse, où la situation est inédite, avec un maire au départ socialiste, Jean-Marie Bockel, devenu secrétaire d'Etat à la Coopération du gouvernement Fillon, et qui présente une liste d'« ouverture » dont le succès est peu probable). Il y a en effet une très forte probabilité de basculement dans des communes conquises par la droite en 2001 (par exemple Saint-Brieuc, Quimper, Evreux, Colombes, Argenteuil, Epinay, Bourg-en-Bresse et Noisy-le-Sec), qui repasseraient à gauche. La majorité court également un risque non négligeable de défaite à Toulouse, Arras, Rouen, Dieppe, Aulnay-sous-Bois et Drancy. Mais dans le même temps, elle en prendrait 22 à la gauche. La probabilité de défaite est très forte pour l'opposition à Auxerre, Ajaccio, Maubeuge et Tourcoing. Une gauche mal en point qui pourrait aussi échouer à conserver Bastia, Chambéry, Villeneuve-Saint-Georges ou Athis-Mons.

Plusieurs prévisions surprennent : la défaite pour la gauche à Chelles, Dunkerque et Dijon, le maire de la capitale bourguignonne n'étant autre que le n° 3 du Parti socialiste, François Rebsamen. Ces trois villes ont un point commun. Elles ne sont pas réputées pour la qualité de leur gestion et ont un comportement électoral proche de la moyenne nationale. On note ainsi que Nicolas Sarkozy y a devancé Ségolène Royal à la présidentielle. Les sortants devraient donc être défaits... s'il n'y avait le jeu des alliances avec le MoDem, par exemple à Dijon. Si les alliances UMP-MoDem sont des cas de figure connus, il reste difficile d'évaluer les conséquences électorales des alliances gauche-MoDem, à ce jour inédites. Le cas de Reims est lui aussi symptomatique de ces aléas. Selon les calculs d'ElectionScope, la droite recueillerait 52,1 % au second tour. Mais il va de soi qu'une triangulaire Vautrin-Dutreil-Hazan pourrait tourner à l'avantage de la candidate PS.

 

 

Globalement, la prévision politico- économique pour 2008 indique la fin d'un cycle électoral local favorable à la droite, en dépit d'un léger écart qui lui donnerait toujours 121 grandes villes, contre 115 à la gauche. Aujourd'hui, tout porte à croire qu'une vague « rose-rouge » pourrait naître de la baisse de popularité du président de la République, du mécontentement d'une partie de l'opinion impatiente de voir se concrétiser les réformes promises durant la campagne, des inquiétudes créées par la crise financière mondiale et de l'ambiguïté de l'ouverture aux yeux des électeurs de droite.

Ce serait donc la troisième phase du cycle des élections municipales sous la Ve République qui s'ouvrirait, après deux périodes bien distinctes. Une première, courant de 1965 à 1977, a vu la gauche monter en puissance avec un gain net de 57 villes sur la période. En 1977, la gauche administrait plus des deux tiers des 236 plus grandes villes de l'Hexagone. Mais à partir de 1983 et jusqu'en 2001, on observe le retour de la droite avec un gain net de 49 villes. En 2001, après un léger reflux lors des élections très « dégouvernementalisées » de 1989, la droite administrait pour la première fois depuis 1971 plus de la moitié des villes les plus peuplées du pays.

Il est toutefois probable que la vague rose attendue n'aura rien d'une déferlante. « Il ne faut en effet pas négliger que le Premier ministre reste populaire et crédible auprès de l'électorat traditionnel de droite, et que le gouvernement et sa majorité peuvent tirer avantage d'un taux de chômage qui n'a jamais été aussi bas dans le pays depuis 1982 », expliquent Véronique et Bruno Jérôme. Pour la majorité gouvernementale, le salut viendra peut-être d'élections qui s'annoncent plutôt conformes à celles de 1989 ou 1995, c'est-à-dire des élections où les critères locaux sont prépondérants, ce qui éloignerait le risque d'un vote sanction, comme ce fut le cas en 1977 et 1983.


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A Mulhouse, l’ouverture crée la confusion

MULHOUSE

A Mulhouse, l’ouverture crée la confusion

Mulhouse (Haut- Rhin) DE NOTRE CORRESPONDANTE

Marie Marty | Le Parisien | 27.02.2008 | 07h00

 

«LES GENS n’y comprennent plus rien ! » Le constat est fait par tous les adversaires de Jean-Marie Bockel, sénateur et maire de Mulhouse (Haut-Rhin), secrétaire d’Etat à la Coopération et à la Francophonie, qui brigue un quatrième mandat. Membre du PS pendant trente ans, celui que l’on nomme JMB est entré au gouvernement Fillon et a créé dans la foulée Gauche moderne, parti « blairiste » qu’il a inscrit dans la majorité présidentielle. De son propre aveu, la « liste d’entente municipale » qu’il présente, investie par l’UMP mais balayant l’échiquier politique de gauche à droite, constitue « un changement important dans les habitudes des Mulhousiens ».
Un échiquier politique indéchiffrable « Liste clafoutis », « ramasse-miettes » ou « illisible pour le public », selon ses adversaires, la liste Bockel est surtout perçue comme un agrégat de personnalités. Ainsi, Philippe Trimaille (UMP), qui menaçait de constituer une liste des déçus de l’ouverture, vient d’être neutralisé in extremis par JMB en échange d’une 19 e place. Ainsi Jean Rottner (ex-UDF, actuel UMP), n o 3 sur la liste Bockel, qui se serait « laissé charmer » par le ministre. Une attitude condamnée par la députée UMP de Mulhouse Arlette Grosskost, dont Jean Rottner est… le suppléant. Grosskost, qui s’était effacée en septembre en faveur de Bockel à la demande de la direction de l’UMP, se dit « humiliée. Dans cette campagne qui me fait vomir, je n’ai d’autre choix que de prendre de la distance et je voterai blanc. »
Un sentiment partagé à gauche : « Ce qui se passe à Mulhouse, c’est exactement ce qui fait dire aux gens : les politiques, tous des pourris ! » se lamente Pierre Freyburger, le candidat socialiste. Ce dernier accuse son ancien camarade d’être un « usurpateur idéologique » et dénonce : « Bockel est prêt à tout pour garder Mulhouse et en faire le marchepied de ses ambitions nationales.
La Gauche moderne, personne ne sait ce que c’est ! JMB apparaît comme un manoeuvrier politique et pas comme quelqu’un qui peut régler les problèmes de la ville. »
Et pourtant, des problèmes, Mulhouse en a à la pelle : économie en déclin, centre-ville paupérisé, quartiers sensibles enclavés… Une situation difficile et un échiquier politique indéchiffrable qui pourraient jouer en faveur de l’extrême droite. Gérard Freulet (ex-FN, ex-MNR et actuel MPF Mouvement pour la France de Philippe de Villiers) se frotte les mains : « M. Bockel se rend compte que la possibilité d’être élu au 1 e r tour s’est évanouie. Les gens en ont assez après dix-huit ans de gestion arriérée et archaïque. Il y aura forcément une triangulaire ! » Un enthousiasme légèrement tempéré par la présence d’une liste FN menée par le conseiller régional Patrick Binder.


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UIMM : le parachute en or de Gautier-Sauvagnac

http://www.lefigaro.fr/actualites/2008/02/28/01001-20080228ARTFIG00697-uimm-gautier-sauvagnac-a-t-il-monnaye-son-silence-.php

UIMM : le parachute en or
de Gautier-Sauvagnac

J.B. (lefigaro.fr) Avec AFP et AP
29/02/2008 | Mise à jour : 08:04 |
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Denis Gautier-Sauvagnac a notamment été mis en examen pour «abus de confiance» dans l'affaire des retraits suspects sur les comptes de l'UIMM. Crédit photo : Ayissi/AFP
Denis Gautier-Sauvagnac a notamment été mis en examen pour «abus de confiance» dans l'affaire des retraits suspects sur les comptes de l'UIMM. Crédit photo : Ayissi/AFP

Le syndicat de la métallurgie a confirmé qu'il avait bien versé à son ancien patron 1.5 million d'euros d'indemnités de départ et qu'il prendrait en charge les frais financiers liés à une éventuelle condamnation.

L'ancien président de l'Union des industries des métiers de la métallurgie (UIMM), Denis Gautier-Sauvagnac, mis en examen le 15 janvier dans l'affaire des retraits suspects de l'organisation patronale, a avantageusement négocié son départ et la prise en charge d'une éventuelle condamnation. Jeudi soir, l'organisation patronale a confirmé avoir versé à son ancien patron la somme d'1.5 million d'euros bruts pour son départ.

D'autre part, l'UIMM a également reconnu s'être engagée à prendre en charge financièrement «les condamnations éventuelles» dans cette affaire.

Jeudi, l'hebdomadaire Marianne avait affirmé que le second accord avait été «partiellement dissimulé à certains membres du bureau» de l'UIMM qui réunit des dirigeants de grands groupes industriels français. Information que l'organisation a réfutée : selon elle, le bureau a pris la décision «à l'unanimité».

Selon une source proche du dossier, les deux accords, négociés avec Michel de Virville, président de l'Unedic, l'assurance-chômage depuis le 31 janvier et mandaté par l'UIMM, auraient pour objectif de s'assurer du silence de Gautier-Sauvagnac, sur l'identité des bénéficiaires des retraits d'espèces des comptes de l'organisation patronale.

 

Des poursuites contre l'UIMM ?

 

Dans cette affaire, «DGS» est mis en examen pour «abus de confiance» après que près de 19 millions d'euros ont été retirés des caisses de l'organisation entre 2000 et 2007, sous son autorité. Les enquêteurs soupçonnent que la majeure partie de ces sommes a servi au financement occulte de syndicats. Interrogé sur les nouveaux éléments apportés par Marianne, Me Jean-Yves Le Borgne, l'avocat de DGS, a déclaré ne pas avoir de commentaire à faire, avant d'ajouter : «Pour moi le coeur du débat, c'est la fluidification des relations sociales». Ni l'UIMM, ni Michel de Virville n'ont réagi dans l'immédiat.

Selon des sources judiciaires, ces deux contrats, mentionnés par Marianne, n'ont pas été versés au dossier instruit par le juge financier Roger Le Loire. Selon une source proche du dossier, ils pourraient conduire la justice à envisager des poursuites contre l'organisation en tant que personne morale pour «complicité» des chefs reprochés à Denis Gautier-Sauvagnac.

L'ancien président du patronat de la métallurgie reste délégué général de l'organisation et continue de percevoir un salaire d'environ 20.000 euros par mois. Il a annoncé le 11 décembre qu'il quitterait l'UIMM en 2008. D'après une source proche du dossier, le délégué général adjoint de l'UIMM, Dominique de Calan, lui aussi été mis en examen le 14 février pour complicité et recel d'abus de confiance, pourrait avoir conclu des accords similaires.

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27 février 2008

Jean-Marie Bockel : "Notre présence au Tchad est une manière d'exercer une pression"

http://www.rtl.fr/fiche/55070/jean-marie-bockel-notre-presence-au-tchad-est-une-maniere-d-exercer-une-pression.html


Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat chargé de la coopération et de la francophonie (En studio) accompagnera Nicolas Sarkozy lors de sa visite au Tchad et en Afrique du Sud. Au micro de RTL, il s'est exprimé sur la rencontre prévue avec Idriss Déby au Tchad où deux opposant au régime ont disparu : "C'est une manière d'exercer une pression extrêmement forte par notre présence (…) Nous maintenons la pression" a estimé le secrétaire d'Etat qui précise que le Tchad est "un allié de la France dans une région où la France joue un rôle important".


Visionnez cet entretien en vidéo sur rtl.fr

*Bonjour Jean Marie Bockel. Bonjour.
*Vous allez partir juste après le Conseil des ministres, tout à l'heure, avec le Président pour l'Afrique du Sud. Il y aura un arrêt de quelques heures au Tchad et Nicolas Sarkozy rencontrera Idriss Déby. Or, il y a toujours deux dirigeants de l'Opposition Démocratique qui ont disparu, est-ce bien le moment d'aller serrer la main du Président Déby alors qu'on ne sait rien du sort de ces deux Opposants et que le Président Déby fait quand même preuve d'autoritarisme depuis qu'il a réussi à se maintenir au Pouvoir il y a quelques semaines ?

Oui, c'est une manière aussi -par notre présence- d'exercer une pression extrêmement forte. D'un côté, ce qui se passe là-bas est stratégique. L'armée française pendant cette période où le Pouvoir a été remis en cause par les rebelles, est restée parfaitement dans son rôle. Je crois que tout le monde le reconnaît aujourd'hui. On a évacué tout de même 1.500 personnes dont 900 Etrangers de 76 nationalités ; et nous ne sommes pas ...

*On a un petit peu assisté Idriss Déby !

Et nous ne sommes pas intervenus, nous ne sommes pas sortis de notre rôle. C'est d'ailleurs une PREMIERE et ça, ça marque aussi un changement. Mais effectivement, au passage, on peut leur rendre hommage. Nous allons donc là-bas parce qu'il y a maintenant l'installation, l'enjeu de l'installation des Forces Eufor. Il y a tout de même un enjeu très important de paix et de stabilité dans le Darfour voisin ; mais en même temps sachez qu'avant le déplacement, en ce moment et pendant le déplacement et ça ne s'arrêtera pas, nous maintenons une pression. Nous maintenons la pression que des amis qui peuvent se faire entendre, qui peuvent être écoutés, maintiennent pour arriver à ce que là-dessus  ...

*Vous n'avez pas peur qu'il y ait une forme de caution quand on va visiter comme ça un Chef d'Etat chez lui.

C'est un Allié de la France dans une région où la France joue un rôle important. L'attaque rebelle qu'il a subie nous aurait amenés à une situation épouvantable. Donc, à partir de là, si vous voulez, nous n'avons pas à nous immiscer dans des questions de souveraineté des pays, mais par contre, nous pouvons sur la question des Droits de l'Homme, la libération des prisonniers, également le respect des accords militaires à la fois agir -c'est ce que nous avons fait pendant le conflit - et faire passer des messages. Il y a déjà eu des résultats. Il y a déjà un ancien Président qui a été libéré. Nous allons continuer. C'est comme ça que nous pouvons peser. En restant chez nous, en jugeant de loin, en s'arrogeant le droit de dire : celui-là il est fréquentable, celui-là il n'est pas fréquantable, nous n'avons aucun poids.

*Est-ce qu'il sera aussi question de la Grace des membres de l'Arche de Zoë ?

Ce sont des questions sur lesquelles franchement, nous avons bien évolué. Je crois que nous avons progressé. Je crois que le Président Déby a fait des ouvertures et ce sont des questions, évidemment, qui font tout le temps partie des discussions.

*Ce n'est pas aujourd'hui qu'on saura si les membres de l'Arche de Zoë sont graciés à l'occasion de cette visite ?

Je ne puis vous le dire mais je pense qu'il est préférable que les choses se déroulent normalement, à leur rythme normal.

*Alors, depuis que vous êtes ministre, on vous sent vraiment dans les clous du Sarkozysme. Vous êtes un ministre d'ouverture, vous êtes de Gauche ; et quand on écoute, par exemple, Fadela Amara, par rapport à Christine Boutin ou Martin Hirsch, on arrive à discerner leur spécificité. Par exemple, il ne faut pas être extra-lucide pour deviner que vous ne deviez pas être ravi de la visite du Colonel Kadhafi. Eh bien, à l'époque, c'était Rama Yade, une ministre UMP pur jus qui a mis les pieds dans le plat pour dire tout bas ce que vous pensiez, sans doute. Comment ça se fait ?

Elle était dans son rôle. Moi-même j'ai mis les pieds dans le plat lorsque j'ai parlé de la France Afrique, lorsque j'ai parlé quand même, je l'ai fait très fortement d'une autre coopération avec l'Afrique, d'un autre rapport avec l'Afrique, d'une écoute des sociétés civiles. Je pense que je me suis exprimé avec beaucoup de force. Ca a eu un certain écho en France, mais aussi en Afrique sur l'évolution de la relation pour donner sens à la feuille de route ...

*Vous n'êtes pas satisfait de ce qui se passe ? La relation France-Afrique est toujours "à l'ancienne" avec la diplomatie parallèle  ?

Là, les choses ont changé tout de même. La cellule Afrique ...

*Quand M. Balkany va en Afrique mandaté par M. Sarkozy ?

Il n'est pas mandaté, si vous voulez.

*Oui, mais il y va.

Tout le monde peut voyager, la question n'est pas là.

Les choses évoluent. Le Président a réaffirmé sa volonté de changement. On attend son discours en Afrique du Sud qui,  je crois, sera important. Mais moi, je suis dans mon rôle, à la fois de responsable de la Coopération mais aussi d'homme de Gauche, de rappeler un certain nombre d'exigences dans l'évolution de cette relation.

Et pour le reste, si vous voulez... ma démarche à moi, je respecte totalement la démarche de mes collègues que vous avez cités qui viennent de la société civile, qui ont comme moi une sensibilité de Gauche, ma démarche c'est d'avoir créé une formation politique de manière à pouvoir, au-delà même des Municipales, inscrire à travers une Gauche Moderne -dans la durée- une démarche, certes, d'allié de la Politique de réformes du Président et de son gouvernement mais d'exigences également en amont des réformes, au-delà du simple coup de gueule sur certaines inflexions. Moi, je suis un Social Libéral.

*Vous êtes de Gauche et vous êtes avocat de formation.

Comment vous jugez la façon dont le Président insiste sur l'application immédiate de la loi de Rétention de Sûreté, malgré la décision du Conseil Constitutionnel ? Vous savez, je suis aussi maire. Je suis beaucoup sur le terrain, j'écoute les gens. Je suis aussi père et évidemment ce sont des questions comme citoyen auxquelles je suis extrêmement sensible. On a mis beaucoup de choses en avant. Moi j'ai regardé ça de près. Le premier Président de la Cour de Cassation, tout en reconnaissant évidemment la décision du Conseil Constitutionnel, accepte la mission qui lui est confiée. Et moi, ce qui m'intéresse ...

*C'est pas tout à fait ça. Il dit qu'il veut bien regarder ce qu'il peut faire mais il rappelle (et quand même il le fait avec ses mots !), le Premier Président de la Cour de Cassation rappelle qu'il est hors de question, évidemment, d'aller à l'encontre du Conseil Constitutionnel. C'est une fin de non-recevoir.

Mais ce qui est intéressant dans cette démarche, c'est de savoir comment on va trouver une solution pour les personnes qui, en attendant l'application du texte (c'est toute la question de la rétroactivité) comment elles vont trouver une solution.

Une solution, d'abord, et là il faut que la Droite et la Gauche balayent devant leurs propres portes  sur la situation dans les prisons, les soins. Ca, ce sont des questions que je connais bien. Comme maire, nous sommes souvent appelés à prendre des décisions par rapport à des personnes qui sont des personnes dangereuses. Donc là-dessus, il y a tout un chemin, il y a tout un travail qui peut être fait pour que déjà, un certain nombre de personnes n'arrivent pas à la fin de leur Peine dans une situation de grande dangerosité, et ensuite, il y a la question de savoir pour celles qui malgré tout, quoiqu'on ait pu faire et qui est améliorable, seraient en situation extrêmement dangereuse ...

*Il y a les moyens de le faire, sans ...

La question est là. Je crois qu'il faut se mettre autour d'une table. Moi je pense que la ligne qui a été tracée, c'est l'esprit de la Loi, c'est l'idée qu'on ne peut tout de même attendre des années et des années. A partir de là, on a entendu le point de vue du Conseil Constitutionnel, on a entendu l'ouverture et une réflexion qui est faite par le premier Président de la Cour de Cassation, à partir de là, je crois qu'il faut que le travail continue, il ne faut surtout pas que les Français aient le sentiment ...

*Vous n'êtes pas troublé par ce que dit, par exemple, Nadine Morano. Est-ce que les Socialistes sont du côté des assassins ?

Moi, c'est moi ; moi, j'emploie mes mots ...

*Mais au-delà des mots et de la forme ?

Je n'emploie pas des formules à l'emporte-pièces. Ce qui m'intéresse très concrètement, c'est comment dans les années à venir, nous allons dans le respect de la Loi Française, en la faisant, bien sûr, changer comme on l'a fait mais trouver des solutions ...

*Même sur ce sujet, vous n'avez pas de différence avec le Président ?

La question n'est pas là, si vous voulez.

*Ma question est là.

Moi, ma question aujourd'hui, c'est comment ... mon sujet, mon souci aujourd'hui ... non, je n'ai pas de désaccord avec le Président sur la sensibilité qu'il a à des personnes qui restent extrêmement dangereuses.

Alors là, aujourd'hui évidemment, on lui cherche querelle absolument sur tout. Moi je souhaiterais que de temps en temps, on lui fiche un petit peu la paix. Moi j'ai l'impression qu'aujourd'hui, chaque fois qu'il pose une question, et même des questions extrêmement importantes pour nos concitoyens, on va constamment lui chercher querelle, on va constamment essayer de savoir ce qu'il y a derrière, on va constamment le mettre en accusation d'être dans la Politique politicienne et dans l'immédiateté alors que lui-même est avocat aussi. Il a rencontré des victimes. Il a rencontré à Pau des familles de victimes. Il a été absolument non seulement révolté mais il en était malade, si vous voulez ... C'est terrible ce qui se passe parfois. Et parfois, vous voyez ensuite des pays entiers se mobiliser après des actes horribles ; et on dit : mais qu'est-ce qu'on peut faire ? On met en place des commissions.

Là, il y a une piste qui est proposée. Bien sûr que nous sommes respectueux et de la Loi et de la Constitution ; bien sûr que le Président est respectueux de la Constitution, il en est le garant. Mais il faut qu'on trouve une solution et il faut qu'on la trouve ensemble, et pas en se traitant de noms d'oiseaux, ça n'a pas de sens.

*Merci. Jean Marie Bockel était notre invité, premier défenseur de Nicolas Sarkozy mais pas de Nadine Morano.

Oui, mais homme de Gauche. Homme libre et capable de dire non.                                

                                                                                                    Auteur : Thomas Legrand

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Municipales en Alsace Citoyenneté La démocratie participative s’épanouit à l’échelon communa


   

            Municipales en Alsace Citoyenneté La démocratie participative s’épanouit à l’échelon communal       
      Le 26/02/08 à 06:35 - Hervé de Chalendar                 

   

              Tags :           Alsace | Région |                              Ajouter un commentaire Commenter Recommander Recommander Envoyer par mail Envoyer Ajouter à mon mémo Garder           

               

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A Mulhouse, 650 conseillers de quartier, de 25 à 70 par conseil, participent à la prise de décision des autorités publiques. Archives Hervé Kielwasser
            

                 

       

              

 

Invoquée comme la panacée, la démocratie participative est une réalité ancienne dans de nombreuses communes. Exemples à Mulhouse et Sélestat.

Ségolène Royal avait fait de la démocratie participative un style de campagne. Aussitôt élu, son heureux rival Nicolas Sarkozy s’en est prévalu pour le Grenelle de l’Environnement. Mais plus elle est large, plus cette consultation directe est difficile, pour ne pas dire suspecte. À l’inverse, plus l’échelon est bas, plus son efficacité est vérifiable, et plus le principe est viable. Ainsi, la démocratie participative s’épanouit d’abord au niveau communal. Et ça ne date pas de la dernière présidentielle.

« Méfiance envers les décisions prises là-haut »

A Mulhouse, on se targue d’avoir instauré les conseils de quartiers dès 1993. « On avait bien compris la méfiance envers les décisions prises là-haut, dans un château », assure Roger Imbéry, adjoint en charge de ce dossier. Chacun des 16 conseils mulhousiens est épaulé par un chargé de mission et chapeauté par un adjoint. Contrôlé ? « Il a fallu sortir de ce soupçon… Mais c’est le bureau qui choisit l’ordre du jour ».                
Mulhouse compte environ 650 conseillers de quartier. Tous les volontaires sont bienvenus… sauf actuellement, pour cause de période électorale. Le risque que l’enceinte soit utilisée de façon politicienne est réel, mais, d’après l’adjoint, « ça se régule tout seul ». De même que se régulent d’eux-mêmes les effectifs, qui varient de 25 à 70 personnes par conseil.
L’efficacité se mesure par de petites actions, pour lesquelles est allouée une somme globale de 200 000 € annuels : un banc ici, un éclairage là. Mais ces conseils sont aussi utiles pour les aménagements d’envergure. Parce qu’ils ont de bonnes idées (comme le parc Glück) et qu’ils voient tout de suite, à l’inverse, quand celles de la Ville sont mauvaises !

Des plus jeunes aux plus vieux

Le bon sens a-t-il un âge ? Cette démocratie directe concerne aussi les enfants, et là non plus, ce n’est pas un gadget. En ce domaine, c’est Sélestat qui, avec Schiltigheim, fait figure de pionnier. La ville d’Alsace centrale a créé son conseil municipal des enfants dès 1990. Il réunit une trentaine d’élèves de CM1 et de CM2, élus pour deux ans. Ils se réunissent au moins deux fois par mois et signent une charte pour bien montrer que, commente l’adjoint Robert Engel, « ce n’est pas un jeu ! »                
Ce conseil, qui comporte quatre commissions (environnement, prévention routière, solidarité, animations), a une utilité pédagogique (c’est une super éducation civique) et pratique, avec, là aussi, des résultats concrets : « On souhaite qu’au moins un projet par commission aboutisse dans l’année ». Ces actions concernent le soutien aux enfants hospitalisés, la signalisation, l’écologie, etc.
Le premier avantage de ces conseils est sans doute d’impliquer toute la collectivité, des plus jeunes aux plus vieux, vers un même idéal de mieux vivre ensemble. Ce qui est très utile pour des sujets aussi essentiels et globaux que la lutte contre le réchauffement climatique.

                        

      Hervé de Chalendar      

            

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26 février 2008

Chassé croisé entre Dailymotion et Matignon

http://www.lefigaro.fr/medias/20070625.WWW000000546_chasse_croise_entre_dailymotion_et_matignon.html

Chassé croisé entre Dailymotion et Matignon

lefigaro.fr
14/10/2007 | Mise à jour : 22:33 |

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Signe des temps ? Dailymotion et Matignon se livrent à un jeu de chaises musicales qui marque peut-être une étape dans la prise en compte de la netéconomie en France.
Séverin Naudet, jusqu’ici directeur des contenus et de la communication du site français d’échange de vidéos Dailymotion, l’un des leaders mondiaux du secteur, rejoint le cabinet du premier ministre. Il est nommé conseiller technique chargé de la presse.
Martin Rogard, quant à lui, fait le voyage inverse. Chef du pôle multimédia au département de l’Information et de la Communication du ministère de la Culture et de la communication, il va reprendre les fonctions de Séverin Naudet comme directeur des contenus France.
Séverin Naudet n’est pas un néophyte en matière de lambris ministériels. Ce diplômé de l’Efap a en effet déjà été conseiller au ministère de la Communication jusqu’en 2006. Il était chargé des industries culturelles, des médias et des opérations spéciales. S’est également occupé des relations presse pour Hervé Gaymard en 2003 et 2004.
Quant à Martin Rogard, il a débuté sa carrière au sein d’une société de jeux vidéo, Vibes SA.

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25 février 2008

"Trimaille nous a roulé dans la farine"

http://mulhouse2008.dna.fr/?Trimaille-nous-a-roule-dans-la

"Trimaille nous a roulé dans la farine"

Par Jean-François Ott (10h02)       

                      

 

Réaction d’un colistier UPM : « Trimaille nous a roulé dans la farine ! »

Les colistiers de « Union pour Mulhouse » se sont réunis jeudi dernier au Cercle du Lerchenberg et ont vivement regretté l’attitude de Philippe Trimaille, tête de liste de l’UPM, qui a annoncé son retrait pour rejoindre la liste de Jean-Marie Bockel. « M. Trimaille vient annoncer à la trentaine de colistiers présents qu’il a eu une entrevue à 18 h ce jour avec Jean-Marie Bockel qui lui aurait proposé une place sur sa liste en remplacement de Jean-Paul le Jardinier non éligible comme par hasard » explique Jean-Claude Freitag, colistier de l’UPM. « Surprise générale et manifestation d’hostilités et de réprobations générales. Un colistier quitte la salle écoeuré au bout de cinq minutes. Il nous explique qu’il en avait assez d’être toujours dans l’opposition depuis six ans et que M. Bockel faisait toujours la sourde oreille avec mépris et dédain à ses propositions constructives pour le bien des Mulhousiens. Je doute personnellement qu’il sera, à l’avenir, entendu si la lite Bockel est réélue. Il a essayé de nous convaincre qu’il ferait un meilleur travail en agissant de l’intérieur, mais a demandé à chaque colistier de donner son avis. La grande majorité des colistiers étaient contre cette idée et jusqu’à 22 h, M. Trimaille continuait à nous mener en bateau faisant croire que sa décision n’était pas encore prise, qu’il nous en ferait part le 15 février alors qu’il avait donné sa réponse le soir-même à M. Bockel, à 18 h 30, contre un poste d’adjoint au Commerce et à l’Artisanat et un poste de conseiller communautaire comme nous devions l’apprendre le lendemain par des indiscrétions. Yves Kettler, conseiller municipal sortant, également présent, est intervenu dans les débats en affirmant qu’il conduirait la liste Union pour Mulhouse si Trimaille se rallirait à M. Bockel sous les applaudissements. Un colistier a de suite pris des photos pour un trombinoscope, mais aussi pour immortaliser cette mémorable soirée de trahison pour aller à la soupe. J’espère que les Mulhousiens excédés par ces magouilles se souviendront le 9 mars prochain des manoeuvres politiciennes de Bockel, des hommes politiques qui ne pensent qu’à leurs fauteuils et leurs indemnité... » termine Jean-Claude Freitag, un colistier déçu.

       

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24 février 2008

Alimentation: jusqu'à 48% de hausse

http://info.france3.fr/france/40050608-fr.php

Alimentation: jusqu'à 48% de hausse

- Dépenser plus sans consommer plus à l'hypermarché - F2 -

Dépenser plus sans consommer plus à l'hypermarché

© F2

L'Institut national de la consommation (INC) publie la "liste noire des prix qui flambent" dans l'alimentation

L'étude publiée dans le numéro de mars de "60 millions de consommateurs" fait état de hausses de prix spectaculaires, jusqu'à 48%, entre novembre et janvier.

Elles touchent en particulier les aliments à base de lait et de céréales. Selon l'INC, si la hausse de ces matières premières est bien réelle, elle ne justifie pas une telle flambée des prix.

Beurres, yaourts, pâtes, céréales, biscottes, pains de mie, riz  et autres jambons: "60 millions de consommateurs" qui sera en kiosques le 26 février, détaille les hausses de prix, qui se sont envolés de 5% à 48% ces trois derniers mois, avec une flambée plus prononcée au début janvier.

Ainsi, sur 1.055 références de produits laitiers et céréaliers comparés par l'observatoire de l'INC chez  Carrefour, Auchan, Leclerc, Intermarché ou Hyper U, près de la  moitié ont augmenté, dont 200 de plus de 10%, alors que dans le même temps moins de 60 références ont baissé "de quelques pour cent".

Les hausses ont été enregistrées tant pour les produits de grandes marques, que pour les marques de distributeurs (MDD).

Une flambée injustifiée selon l'INC
"La flambée des matières premières ne peut justifier des hausses d'une telle ampleur, et cela a continué en février", souligne Marie-Jeanne Husset,  directrice de rédaction de "60 millions". "Le prix du lait ne représente que le tiers du prix final du yaourt. Comment  expliquer que certains yaourts aient augmenté de 40%?", s'étonne-t-elle.

Distributeurs et industriels s'accusent mutuellement de la flambée des prix. Le patronat des PME (CGPME), qui rappelle que les cours du blé ont grimpé de 72% et des oeufs de 36% en un an, estime que les industriels "n'ont d'autre choix que de répercuter" ces hausses, mais rend les distributeurs "coupables" de  la flambée. Le patronat des distributeurs (FCD) rétorque que "certaines hausses de tarifs d'industriels ne sont pas justifiées".

"Il y a une manipulation dans le discours des industriels et des distributeurs. La hausse des matières premières profite aux uns et autres", estime Mme Husset.

Les hausses dans le détail
Dans son numéro de mars, "60 millions de consommateurs" détaille chaque hausse en citant les marques. En voici le résumé global.

- Les yaourts nature: la plus forte hausse est de 40% pour un produit au sucre de canne, les yaourts nature augmentent entre 17 et 24% selon les marques.

- Les laits UHT: toutes les hausses dépassent les 20%, la plus forte (37%) pour un lait aux protéines, la moins élevée (20%) pour un produit vitaminé.

- Les pâtes: les hausses sont importantes, jusqu'à 45% de hausse pour les spaghettis et 44% pur les coquillettes. Alors que le prix du riz n'augmente "que" de 10 à 18%.

- Les camemberts: les hausses vont de 12 à 32%, la référence à la "campagne" ou au "lait cru" ne faisant pas la différence. La moins forte hausse (12%) est pour un camembert "moulé", la plus élevée (32%) pour un produit "de campagne".

- Les beurres: l'augmentation des prix varie de 19% à 26%, la plus forte étant pour un produit sous la marque de l'enseigne de vente.

- Les céréales du petit-déjeuner: hausses de 14% à 24% pour celles "fourrées  au chocolat". Les prix des biscuits au chocolat grimpent également de 10% à 25%.

- Les biscottes et le pain de mie: 10% à 15% de hausse pour les premières et 6% à 22% pour les seconds.

- Les jambons: 44% de hausse pour le jambon blanc "supérieur" et 18% pour les blancs de dinde "dans le filet".

                                                                      
 
                                                                        
                                        

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Jean-Marie Bockel : une question d’équilibre

http://mulhouse2008.dna.fr/?Jean-Marie-Bockel-une-question-d

Jean-Marie Bockel : une question d’équilibre

Par Eric Chabauty (18h23)       

                      

 

Le programme de « Pour Mulhouse ensemble »

Une question d’équilibre

Près de deux cents propositions et intentions déclinées en trois thèmes, « Mulhouse, une ambition », « Mulhouse plus solidaire » et « Mulhouse plus douce », alimentent le projet municipal 2008-2014 de la liste conduite par le maire sortant Jean-Marie Bockel.

Jean-Marie Bockel

Avant de présenter le projet de Pour Mulhouse ensemble à Bourtzwiller, Jean-Marie Bockel a récupéré des colistiers entre la Gare centrale et la place du Rattachement, en empruntant la ligne 1 du tramway. (Photo DNA-Marc Rollmann)

Le mot équilibre est souvent revenu dans la présentation dynamique faite hier matin au restaurant « le Pax » à Bourtzwiller par la tête de liste de « Pour Mulhouse ensemble », en présence de ses 54 colistiers. A la même table que Jean-Marie Bockel, il y avait, en plus des piliers de Gauche moderne Chantal Risser, Michèle Striffler et Denis Rambaud, les responsables de sensibilités politiques différentes, Jean Rottner (UMP) et Bernard Stœssel (Modem), qui composent sa liste d’ouverture.

Réussir avant 2014 une intercommunalité à la hauteur des ambitions de la région mulhousienne

« Ce projet était attendu. Il arrive à point nommé au moment où les Mulhousiens commencent à s’intéresser à la campagne. Quel maire pour quelle ville” ? C’est un choix important pour continuer à développer cette ville qui a des atouts même si elle rencontre des difficultés », mais entre « le discours apocalyptique de certains et le discours misérabiliste des autres », Jean-Marie Bockel entend proposer « un projet équilibré, fort, précis », fruit de la rencontre de « gens différents qui se sont rendu compte qu’ils avaient des convergences ». A ce propos, il note” : « On n’a pas eu de difficultés à nous retrouver sur ce projet qui est un élément fédérateur, visible, la signature d’une force de l’entente qui est la nôtre. Nous avons trouvé un bon équilibre... Oui, nous avons une ambition pour Mulhouse. Nous portons la dimension sociale de Mulhouse, c’est une tradition mais le développement économique et l’apport de richesses sont aussi nécessaires. » Rappelant qu’un « bilan ne sert qu’à crédibiliser une action pour l’avenir » et « un bon projet, ce n’est pas que l’addition de propositions », Jean-Marie Bockel promet néanmoins « qu’aucun morceau de ville n’est oublié » dans son programme où il est beaucoup question d’animations (commerciale, culturelle, sportive) de sécurité aussi, « un engagement prioritaire qui fera l’équilibre entre la prévention, la sanction et le partenariat ». S’il est réélu, Jean-Marie Bockel promet, pour commencer, une série de concertations entre le printemps et l’été avec toutes les composantes de la liste, pour affiner et valides les actions de projet dont la rédaction initiale repose surtout sur les conclusions des tables rondes de « Vous avez la parole, Mulhouse de 2006 à 2020 ». Par ailleurs des cheminements seront réalisés très vite place de la Réunion, pour faciliter les déplacements des piétons. Enfin, avec le soutien de « la droite sociale et du centre », Jean-Marie Bockel, Jean Rottner et Bernard Stœssel espèrent, dans un climat favorable d’ouverture, réussir avant 2014 une intercommunalité à la hauteur des ambitions de la région mulhousienne.

E.Ch.

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Dynamisme et équilibre sont les deux maîtres-mots du programme de la liste d’entente conduite par Jean-Marie Bockel.

http://www.lalsace.fr/articles/show/id/176066

Dynamisme et équilibre sont les deux maîtres-mots du programme de la liste d’entente conduite par Jean-Marie Bockel.

Il faut continuer à tirer la ville vers le haut pour que tous les Mulhousiens en profitent. C’est l’idée force du programme de la liste Bockel : « L’avenir de Mulhouse, c’est le dynamisme et l’équilibre. Sans dynamisme, pas de création de richesses. Sans création de richesses, pas de partage de richesses possible. C’est cela l’équilibre. Faire un mauvais choix municipal, c’est risquer de faire retomber sur la pente du déclin une ville qui n’en est qu’au milieu du gué… »             

On choisit un maire

Seul un maire sortant a un bilan, qui n’est pas dissociable de son projet. Raison pour laquelle ce projet a été présenté au cours d’un trajet en tramway (une des grandes réalisations de la mandature) au départ de la gare, en passant par la Porte Jeune (en plein chantier du centre commercial) pour emprunter l’avenue de Colmar (chantiers aussi) jusqu’à la place du Rattachement. La réunion avec l’ensemble de la liste s’est ensuite tenue au Pax.
Pour Jean-Marie Bockel, une élection municipale est « un choix important mais un choix local » : « L’enjeu est de désigner le maire de la ville qu’on souhaite avoir. Je ne comprends pas mes adversaires qui dressent de Mulhouse un tableau catastrophiste ou apocalyptique. C’est se tirer une balle dans le pied… »                
Un bilan n’est pas une fin en soi : « Le bilan, c’est ce qui crédibilise le projet. Il interdit de dire ou de promettre n’importe quoi en supprimant les recettes et en augmentant les dépenses. Jusqu’à présent, j’ai toujours réalisé mes projets… »             

Une équipe

Le dynamisme. « Il se trouve dans le grand centre-ville que nous sommes en train de mettre en œuvre. Dans la Fonderie. Demain à DMC. Mais aucun morceau de ville ne sera oublié… » Au passage, le maire rappelle qu’en six ans l’insécurité a baissé de 32 % — « mais je ne m’en satisfais pas et nous continuerons ». Parmi les promesses : « une Cité de la musique qui sera un nouveau Noumatrouff… »                
Et l’entente communale ? Michèle Striffler, qui a toujours travaillé au PS, la résume ainsi : « Nous formons déjà une équipe, on ne parle plus d’UMP, de Gauche moderne, de MoDem… » Jean Rottner (UMP) se dit lui aussi en phase : « Nous allons essayer d’apporter notre regard neuf et notre vision propre… » Bernard Stoessel (MoDem) : « Nous nous sentons pleinement à l’aise dans cette équipe où nous nous retrouvons pleinement… »                
Il y a aussi la construction de l’agglomération : « Je continue à travailler dans la discrétion…, révèle JMB. Je ne sais pas si on y arrivera dans la mandature, mais je sais que c’est nécessaire. L’exemple que nous donnons à Mulhouse en fédérant des sensibilités différentes dépolitise le débat. C’est nécessaire, mais pas suffisant… »             

                        

      Stéphane Samacoïtz      

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