27 février 2008

Municipales en Alsace Citoyenneté La démocratie participative s’épanouit à l’échelon communa


   

            Municipales en Alsace Citoyenneté La démocratie participative s’épanouit à l’échelon communal       
      Le 26/02/08 à 06:35 - Hervé de Chalendar                 

   

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A Mulhouse, 650 conseillers de quartier, de 25 à 70 par conseil, participent à la prise de décision des autorités publiques. Archives Hervé Kielwasser
            

                 

       

              

 

Invoquée comme la panacée, la démocratie participative est une réalité ancienne dans de nombreuses communes. Exemples à Mulhouse et Sélestat.

Ségolène Royal avait fait de la démocratie participative un style de campagne. Aussitôt élu, son heureux rival Nicolas Sarkozy s’en est prévalu pour le Grenelle de l’Environnement. Mais plus elle est large, plus cette consultation directe est difficile, pour ne pas dire suspecte. À l’inverse, plus l’échelon est bas, plus son efficacité est vérifiable, et plus le principe est viable. Ainsi, la démocratie participative s’épanouit d’abord au niveau communal. Et ça ne date pas de la dernière présidentielle.

« Méfiance envers les décisions prises là-haut »

A Mulhouse, on se targue d’avoir instauré les conseils de quartiers dès 1993. « On avait bien compris la méfiance envers les décisions prises là-haut, dans un château », assure Roger Imbéry, adjoint en charge de ce dossier. Chacun des 16 conseils mulhousiens est épaulé par un chargé de mission et chapeauté par un adjoint. Contrôlé ? « Il a fallu sortir de ce soupçon… Mais c’est le bureau qui choisit l’ordre du jour ».                
Mulhouse compte environ 650 conseillers de quartier. Tous les volontaires sont bienvenus… sauf actuellement, pour cause de période électorale. Le risque que l’enceinte soit utilisée de façon politicienne est réel, mais, d’après l’adjoint, « ça se régule tout seul ». De même que se régulent d’eux-mêmes les effectifs, qui varient de 25 à 70 personnes par conseil.
L’efficacité se mesure par de petites actions, pour lesquelles est allouée une somme globale de 200 000 € annuels : un banc ici, un éclairage là. Mais ces conseils sont aussi utiles pour les aménagements d’envergure. Parce qu’ils ont de bonnes idées (comme le parc Glück) et qu’ils voient tout de suite, à l’inverse, quand celles de la Ville sont mauvaises !

Des plus jeunes aux plus vieux

Le bon sens a-t-il un âge ? Cette démocratie directe concerne aussi les enfants, et là non plus, ce n’est pas un gadget. En ce domaine, c’est Sélestat qui, avec Schiltigheim, fait figure de pionnier. La ville d’Alsace centrale a créé son conseil municipal des enfants dès 1990. Il réunit une trentaine d’élèves de CM1 et de CM2, élus pour deux ans. Ils se réunissent au moins deux fois par mois et signent une charte pour bien montrer que, commente l’adjoint Robert Engel, « ce n’est pas un jeu ! »                
Ce conseil, qui comporte quatre commissions (environnement, prévention routière, solidarité, animations), a une utilité pédagogique (c’est une super éducation civique) et pratique, avec, là aussi, des résultats concrets : « On souhaite qu’au moins un projet par commission aboutisse dans l’année ». Ces actions concernent le soutien aux enfants hospitalisés, la signalisation, l’écologie, etc.
Le premier avantage de ces conseils est sans doute d’impliquer toute la collectivité, des plus jeunes aux plus vieux, vers un même idéal de mieux vivre ensemble. Ce qui est très utile pour des sujets aussi essentiels et globaux que la lutte contre le réchauffement climatique.

                        

      Hervé de Chalendar      

            

Posté par ERICCITOYEN à 09:10 - - Permalien [#]