20 janvier 2008

JUSTICE Nicolas Sarkozy serait mentionné dans l'affaire "François Rouge"

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Nicolas Sarkozy serait mentionné dans l'affaire "François Rouge"

NOUVELOBS.COM | 20.01.2008 | 20:27

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Le juge chargé de l'affaire aurait demandé "d'éclaircir le rôle de l'actuel président de la République, lors de la réouverture du Cercle de jeux Concorde en 2005", un établissement de jeux dans lequel le banquier genevois avait des parts.

Nicolas Sarkozy (Reuters)

Nicolas Sarkozy (Reuters)

Selon le quotidien suisse, La Tribune de Genève, le nom de Nicolas Sarkozy pourrait être mentionné dans les affaires de François Rouge, l'ex-président de la Banque de Patrimoines Privés (BPP).
Le journal affirme que le juge chargé de l'affaire aurait demandé "d'éclaircir le rôle de l'actuel président de la République, lors de la réouverture du Cercle de jeux Concorde en 2005", époque à laquelle il était ministre de l'Intérieur.

"Blanchiment d'argent et association de malfaiteurs"

Le banquier genevois a été arrêté le 26 novembre 2007 dans une affaire de grand banditisme et est poursuivi pour "blanchiment d'argent et association de malfaiteurs". Selon le quotidien suisse, il est soupçonné "d'avoir voulu recourir à des méthodes expéditives pour éliminer l'un des clans corses" auquel il s'était associé pour reprendre le Cercle Concorde, un établissement de jeux parisien rouvert en 2005.
La Tribune de Genève, qui cite l'avocat de François Rouge, révèle que le banquier "aurait été récemment extrait de sa cellule pour s'entendre proposer un deal par l'un des juges : l'éclaircissement sur le rôle de Patrick Devedjian [le secrétaire général de l'UMP, ndlr], et de Nicolas Sarkozy lui-même, en échange d'un statut de témoin repenti, comme en Italie".

"Une seule fois, une heure"

Le journal explique que les enquêteurs auraient été conduits "à s'interroger sur l'étrange bienveillance des pouvoirs publics à l'égard d'un Cercle Concorde autour duquel gravitent tous les caïds corses et marseillais. Sa demande de réouverture a été plusieurs fois refusée jusqu'à l'arrivée de Nicolas Sarkozy au ministère de l'intérieur en 2005". Et d'ajouter : "L'actuel locataire de l'Elysée aurait prêté l'oreille à ceux qui, dans son entourage, notamment Patrick Devedjian, essayaient de le convaincre de passer outre les réticences de ses services." L'avocat (suisse) de François Rouge, cité par le journal, explique, de son côté, que "(son) client n'a vu Patrick Devedjian qu'une seule fois, une heure."


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