26 octobre 2007
TCHAD
Violente polémique autour des enfants africains "enlevés"
NOUVELOBS.COM | 26.10.2007 | 14:50
Alors
que le président tchadien assure que "les auteurs de l'opération seront
sévèrement condamnés" et que Rama Yade leur demande "de rendre des
comptes", l'ONG accusée d'avoir enlevé une centaine d'enfants de
l'est du Tchad et du Darfour dénonce "un revirement des autorités
tchadiennes". Une autre association assure que le Quai d'Orsay était au
courant du projet.
Un
membre de l'association Arche de Zoé accusée d'avoir enlevé une
centaine d'enfants de l'est du Tchad et du Darfour (ouest du Soudan)
condamne vendredi 26 octobre un "revirement des autorités tchadiennes"
qui aurait conduit à l'arrestation des neufs Français,
"Nous n'avons pas d'explication sur ce revirement", a ajouté Christophe
Letien, bénévole de l'association l'Arche de Zoé, lors d'une conférence
de presse à l'aéroport de Vatry (Marne), où une centaine de familles,
venues pour accueillir 103 enfants en provenance du Tchad et du
Darfour, ont passé la nuit de jeudi à vendredi après l'arrestation des
accompagnateurs français des enfants.
Selon lui, les autorités tchadiennes étaient au courant de l'opération,
a-t-il assuré, présentant notamment des photocopies d'autorisation de
tournage délivrées aux trois journalistes accompagnant les membres de
l'association sur place.
"Attestations de chefs de tribu"
A Paris, le directeur de l'agence Capa Hervé Chabalier a cependant
souligné qu'il n'avait demandé aucune autorisation particulière de
tournage de part des autorités tchadiennes, comme c'est le cas dans 95%
des tournages.
Selon Christophe Letien, "l'association a des attestations de chefs de
tribus et de maires assurant que les enfants étaient bien orphelins de
père et de mère", ajoutant que les membres de l'opération étaient
auprès des enfants depuis "six semaines" et que tout "s'était bien
passé".
Selon lui, les neuf Français arrêtés au Tchad auraient été victimes de
violences après leur interpellation. "Notre équipe vient de se faire
tabasser, la situation s'envenime", a-t-il souligné, sans donner plus
de précision.
Peu d'orphelins, selon l'Unicef
Le président d'Unicef France (Fonds des Nations
unies pour l'enfance), Jacques Hintzy, a déclaré que la plupart des
enfants ne semblent pas être orphelins, contrairement à ce qu'assure
"l'Arche de Zoé": " les premiers entretiens qu'on a eus avec ces
enfants, et ce n'est pas très facile avec des enfants qui ont cet
âge-là, laissent supposer qu'il y peu d'orphelins dans cette population
d'une centaine d'enfants", a-t-il indiqué sur France 2. S'agissant de
l'opération de l'association, il s'est dit "partagé entre
l'inconscience et l'escroquerie car quand je reprends les documents du
7 mai de l'Arche de Zoé, ils parlent bien d'adoption".
L'Elysée dément tout soutien
Le porte-parole de l'Elysée David Martinon a démenti vendredi tout soutien de l'Elysée ou Cécilia Sarkozy à l'association.
"Je démens formellement l'information selon laquelle l'association
l'Arche de Zoé pouvait se targuer du soutien de l'Elysée ou de Cécilia
Sarkozy, c'est totalement faux", a déclaré David Martinon lors de son
point de presse hebdomadaire.
Des personnes ayant participé au transport au Tchad de ces enfants qui
devaient être adoptés en France, citées vendredi dans Le Figaro, ont
affirmé que l'association l'Arche de Zoé s'était prévalue auprès d'eux
du soutien de la présidence française.
Le Quay d'Orsay au courant?
"Enfance et Familles d'adoption" (EFA) assure avoir "alerté" le
ministère des Affaires étrangères après avoir reçu en mai des messages
sur son forum internet de l'association l'Arche de Zoé, évoquant des
"adoptions" possibles d'enfants du Darfour, a-t-elle expliqué à l'AFP.
"Nous avons alerté le ministère des Affaires étrangères en mai, parce
qu'on avait reçu sur nos forums des messages de cette association,
l'Arche de Zoé, qui présentait l'opération des enfants du Darfour, et
parlait d''adoption au bout d'un certain temps'", a précisé
Marie-Claude Arnould, chargée de l'adoption internationale à l'EFA.
"Ce n'est pas anodin que cette association ait lancé des messages sur
des sites d'adoption", a-t-elle ajouté, estimant que des "familles peu
au courant des règles d'adoption peuvent être influencées", "nous les
avons prévenues de ne pas tomber dans le piège".
"Illégal et irresponsable"
Rama Yade, secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères et aux droits de
l'Homme, estime cet acte "illégal et irresponsable", précisant que ces
enfants n'étaient pas destinés à l'adoption et que les responsables de
l'opération "devront rendre des comptes".
Parmi les personnes arrêtées figure le président d'une ONG appelée
Arche de Zoé, qui avait déclaré cette année que son organisation avait
l'intention de ramener en France des orphelins de la région soudanaise
du Darfour, afin qu'ils soient adoptés, a-t-on déclaré à Paris de
source diplomatique.
"Dès le 22 juillet, toutes les ONG travaillant au Darfour que j'avais
réunies ont été unanimes pour condamner cette opération. Aujourd'hui on
ne sait rien des conditions de regroupement de ces enfants. On ne
connaît rien de leurs origines, de leur nationalité et de la réalité de
leur situation familiale et communautaire", déclare Rama Yade dans un
entretien publié vendredi dans "Le Parisien/Aujourd'hui en France".
"Les enlever comme cela est -de mon point de vue- illégal et
irresponsable".
"Sévèrement sanctionnés"
Estimant qu'il y a "des risques" de trafic d'enfants, Rama Yade indique
que les responsables de l'association L'Arche de Zoé, à l'origine de
cette opération "devront rendre des comptes". "Pour l'instant le
parquet est saisi, la justice est saisie, et nous allons faire tout ce
qui est en notre pouvoir et dans notre capacité pour éviter qu'une
opération aussi abusive ne se mette en place", a-t-elle précisé jeudi
soir sur France-Info.
Le président tchadien Idriss Deby Itno a déclaré que les responsables de l'opération seraient "sévèrement sanctionnés".
Le chef de l'Etat s'est rendu vendredi matin auprès des 103 enfants
"récupérés" la veille par les autorités tchadiennes à Abéché,
principale ville de l'est du pays, alors qu'ils allaient être embarqués
dans un avion à destination de la France par l'ONG.
"Sauver de la mort des orphelins"
Il a qualifié l'opération de cette association d'"inhumaine",
"impensable" et "inadmissible", a-t-on appris auprès de la présidence
tchadienne. Le président tchadien a tenu ces propos devant la presse
locale.
"Les auteurs seront sévèrement sanctionnés", a ajouté le chef de l'Etat tchadien, selon la même source de la présidence.
L'association Arche de Zoé affirme avoir monté cette opération,
baptisée Children Rescue, afin de "sauver de la mort" des orphelins
affectés par la guerre civile au Darfour, et les faire "accueillir" par
des familles en France (avec AFP)
Selon l'Insee, les départements du nord et du sud de la France sont les plus touchés par la pauvreté
Selon l'Insee, les départements du nord et du sud de la France sont les plus touchés par la pauvreté
LEMONDE.FR avec AFP et AP | 26.10.07 | 08h29 • Mis à jour le 26.10.07 | 09h03
e
nord et le sud de la France, avec la Seine-Saint-Denis en
Ile-de-France, sont les régions les plus touchées par la pauvreté et
les inégalités, selon une étude de l'Insee rendue publique, vendredi 26
octobre. Les niveaux de pauvreté des ménages diffèrent assez nettement
d'une région à l'autre de la France. Le chômage, le poids des inactifs,
les différences de structures familiales expliquent ces disparités,
souligne l'Institut national de la statistique et des études
économiques.
Ces inégalités sont amoindries par les prestations sociales, qui
comptent pour le tiers du revenu disponible des ménages pauvres, contre
5,4 % du revenu disponible moyen des ménages. Seuls 26 départements de
métropole sur 96 se situent au-dessus du niveau de vie médian, établi à
15 766 euros par an et par personne vivant en ménage ordinaire (hors
hôpitaux, maisons de retraite ou sans-abri). Selon les départements, le
niveau de vie s'étale de 13 740 euros (dans le Pas-de-Calais) à 20 360
euros pour les Yvelines.
Les plus pauvres vivent dans le nord de la France, particulièrement touché par le chômage, ou dans les départements ruraux de la Creuse, de l'Aude et du Cantal, qui comptent une forte proportion de retraités, ou encore en Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Seine-Saint-Denis.
C'est en Ile-de-France, hors Seine-Saint-Denis, en Rhône-Alpes et en Alsace que les niveaux de vie médians sont les plus élevés. L'Ile-de-France occupe une position particulière, souligne l'étude. Trois départements, les Yvelines, Paris et les Hauts-de-Seine, bénéficient de niveaux de vie particulièrement élevés, la forte proportion de cadres expliquant en grande partie ces résultats.
DES FAMILLES PLUS EXPOSÉES
Paris est la championne des inégalités de revenus. Les bas revenus y sont proches de ce qu'ils sont dans les autres départements, mais le niveau de vie des plus riches est plus de cinq fois supérieur à celui des plus modestes. La Haute-Savoie, et dans une moindre mesure, le Rhône, la Savoie, l'Ain et l'Isère, sont des départements plutôt aisés. Les départements frontaliers d'Alsace et de Franche-Comté bénéficient des salaires des frontaliers. L'étude constate également que certains départements bénéficient de revenus tirés vers le haut par des activités spécifiques très rémunératrices, comme la Marne avec la viticulture de Champagne.
La pauvreté ne touche pas de la même façon les différentes catégories de ménages. Les familles nombreuses et les familles monoparentales sont plus souvent exposées que les autres. Ainsi, dans le Nord, la pauvreté, plus concentrée dans les zones urbaines, frappe plus particulièrement les familles nombreuses, comme en Seine-Saint-Denis. Le Languedoc-Roussillon et la Corse se caractérisent par une pauvreté élevée qui n'épargne aucune classe d'âge, personnes seules, couple avec ou sans enfant, familles monoparentales.
L'Insee remarque que le taux de pauvreté en Corse est plus de trois fois plus élevé que dans les Yvelines, département où il est le plus faible. Dans toutes les régions particulièrement touchées par la pauvreté, environ un enfant sur quatre vit sous le seuil de pauvreté, contre 16,4 % en moyenne sur toute la France.
La moitié des réserves pétrolières seraient épuisées
La moitié des réserves pétrolières seraient épuisées
LE MONDE | 26.10.07 | 14h19
e
pic pétrolier, le moment où la moitié des réserves de brut de la
planète ont été épuisées, aurait été atteint en 2006. L'extraction de
l'or noir serait désormais sur une pente déclinante de 3 % par an, et
les compagnies n'extrairont plus que 39 millions de barils par jour en
2030 (contre 81 millions aujourd'hui). Telle est la principale
conclusion, alarmiste, des experts d'Energy Watch Group (EWG) - créé
par le député Vert allemand Hans-Josef Fell - dans un rapport publié à
Londres lundi 22 octobre.
Pour les scientifiques d'EWG, les réserves
prouvées (exploitables et rentables aux coûts actuels) ne sont pas,
contrairement aux estimations officielles, de 1 200 milliards de barils
mais de 854 milliards. La différence est imputable aux cinq grands
producteurs du Moyen-Orient : Arabie saoudite, Iran, Irak, Koweït et
Emirats arabes unis. Ils ne posséderaient pas 630 à 710 milliards de
barils, comme l'affirment les plus optimistes, mais seulement 340
milliards.
"Dans cette région, la production va décliner dans un avenir proche", affirme le rapport. Ce serait une très mauvaise nouvelle pour les pays consommateurs, qui comptent sur ces réserves pour alimenter leur croissance économique, alors que l'on s'attend à un déclin de la production des pays non membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Russie, Mexique...) à partir de 2010.
"CHANGEMENT ÉCONOMIQUE"
Le niveau exact des réserves est invérifiable. Les pays producteurs ne sont pas tenus à une obligation de transparence. C'est ainsi que l'EWG estime les réserves de l'Iran à 44 milliards de barils (contre 130 officiellement) sur la foi d'un ancien ingénieur de la compagnie nationale (NIOC). Celles de l'Arabie saoudite ne seraient pas de 262 milliards mais de 181 milliards de barils.Les calculs du groupe d'experts allemands s'appuient sur la production actuelle et tiennent compte des difficultés des compagnies (accès aux ressources, retard des projets). Plusieurs majors pétrolières ont accusé, ces derniers mois, une forte baisse de leur production. L'EWG souligne aussi que les grands champs du golfe Persique ont atteint un pic et qu'"une augmentation de l'extraction n'est pas dans l'intérêt à long terme des pays du Moyen-Orient". Notamment des Saoudiens, dont la production serait déjà en baisse.
A ceux qui dénoncent ses méthodes de calcul, l'un des deux auteurs du rapport, Jörg Schindler, répond que "c'est sur cette base qu'EWG a pu annoncer sans se tromper que la production de mer du Nord atteindrait son pic en 2000". L'EWG juge que "le monde est au début d'un changement économique structurel" lié à la déplétion pétrolière, et que l'Agence internationale de l'énergie (AIE) adresse un "message erroné" aux politiques, aux industriels et aux citoyens.
Ces prévisions doivent tout de même être prises avec précaution. Même l'ASPO (Association for the Study of Peak Oil), un groupe d'ex-géologues pétroliers critiques sur l'optimisme des compagnies et de l'AIE, est moins alarmiste. Elle estime qu'on atteindra le pic vers 2011, mais qu'on produira encore 65 millions de barils par jour en 2030 (contre 116 millions pour l'AIE).
Le rapport sert la cause de l'EWG, dont les responsables militent pour les énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse...) et un renforcement de l'efficacité énergétique, seuls capables à leurs yeux de résoudre la crise. Député au Bundestag, M. Fell a été l'un des grands artisans du développement des énergies propres en Allemagne.
Le scénario noir d'EWG sous-estime les progrès dans les techniques d'exploration et de production, qui accroissent le taux de récupération du brut. Il minimise aussi le potentiel des pétroles dits "non conventionnels" (sables bitumineux, huiles lourdes...) rentables avec un baril à 90 dollars, même si leur extraction se fait à des coûts énergétiques et environnementaux élevés. En 1950, juste avant les grandes découvertes des décennies 1950-1970, le rapport entre réserves prouvées et production annuelle était de vingt-deux ans ; il est aujourd'hui de quarante-quatre ans.
Jean-Michel Bezat
Article paru dans l'édition du 27.10.07.L'Unef "offense" Sarkozy à la Rochelle: affaire classée

L'Unef "offense" Sarkozy à la Rochelle: affaire classée
Par Augustin Scalbert (Rue89) 19H31 24/10/2007
Pas d'offense au président de la République: saisi par le commissariat de La Rochelle, le procureur a jugé "inopportun" de poursuivre les étudiants de l'Unef, arrêtés alors qu'ils placardaient la dernière campagne choc du syndicat.

Le but de cette affiche était de "mettre à l'honneur" le chef de l'Etat, coupable, pour le syndicat étudiant de gauche, d'allouer de faibles moyens "à l'éducation et à l'enseignement supérieur malgré les engagements du candidat Sarkozy". Une campagne nationale que la section rochellaise relaie le 10 octobre. Peu avant minuit, trois étudiants sont interpellés alors qu'ils collent des affiches et emmenés au commissariat. Les policiers n'apprécient pas le visuel, selon le récit des étudiants: "Que pensez-vous de cette affiche? Pourquoi la collez-vous? Le feriez-vous si cela avait été avec le salut nazi ou avec une croix gammée?" Ils sont relachés au bout de deux heures, avec la perspective d'être poursuivis pour "offense au président de la République".
Prévu dans la loi sur la presse de 1881, ce délit -passible de 45000 euros d'amende- n'a pas été utilisé depuis... la présidence de De Gaulle, si l'on en croit le site Légifrance. Après Mai 68, plus rien. Même si Nicolas Sarkozy a déclaré son intention de "liquider l'héritage" de la révolution étudiante, une telle résurrection aurait fait tache depuis qu'il a déclaré préférer "l'excès de caricature à l'excès de censure" (sur LCI, en février 2006, pendant l'affaire des caricatures de Mahomet).
Est-ce la raison qui a poussé le procureur de La Rochelle, Guy Etienne, qui a suivi ce dossier en personne, à le classer sans suite vendredi dernier? "Il a jugé la poursuite inopportune", répond-on au greffe du parquet, sans plus de précision. Le professeur Joël Andriantsimbazovina, doyen de la faculté de droit de La Rochelle, n'y voit aucune raison politique: "Sur ce genre d'affaires, les parquets ne poursuivent plus, ce serait ridicule. Ils ont d'autres chats à fouetter." Selon lui, l'explication est plutôt à rechercher du côté de policiers "trop zélés, et qui ont peut-être besoin d'un peu de formation continue en droit." Car "ce n'est pas parce qu'un texte n'a pas été abrogé qu'il est toujours appliqué".
Vous avez dit démocratie écologique ?
Vous avez dit démocratie écologique ?
Avec France Inter, la chronique de Bernard Maris, journaliste et écrivain.
Qu'est-ce-que la démocratie écologique ? S'il s'agit de gens qui
parlent d'environnement, le Grenelle aura été un succès : une centaine
d'experts autour de la table avec Jean-Louis Boorlo, 25000 participants
dans les débats organisés dans les régions. Mais des absents également,
que l'on qualifie souvent de radicaux mais des absents tout de même :
l'association Sortir du nucléaire, et le Criirad, un organisme d'étude
de la radioactivité, hors négociation par définition, parce que le
nucléaire n'est pas négociable, l'Association Nature et Progrès, les
Amis de la Terre, l'association Attac, la Confédération paysanne,
nombre d'associations qui s'intéressent au problème de l'eau. Nombre de
ces associations ont organisé récemment un « contre-Grenelle » de
l'environnement. Et elles s'affirment - certaines contre le
développement durable - qui n'est qu'une version consumériste de
l'écologie, où la croissance et le productivisme ne sont pas remis en
cause. Une vision de l'écologie débarrassée de ses contraintes
sociales. Il faut changer de mode de consommation, de mode de vie tout
simplement.
Que répondent les participants du
Grenelle à ces contestataires ? Que le Grenelle est un point de départ,
qu'il est extraordinaire d'avoir mis autour de la même table des gens
de la FNSEA et des défenseurs de l'agriculture biologique, sans
engrais, sans pesticides, des lobbyistes autoroutiers et des défenseurs
de la trame verte (la trame verte c'est un maillage du paysage français
créant des corridors naturels, afin de permettre aux animaux de
circuler entre les zone protégées.
On aura parlé de beaucoup de sujets
qui fâchent, mais apparemment, la religion du gouvernement est faite
sur un certains points : les engrais et les pesticides, la pub, pas de
contrôle citoyen de la pub, les autoroutes, pas de moratoire
autoroutier, les OGM (à suivre). Et le grand mystère sera l'impôt.
Quelle fiscalité écologique sortira du Grenelle ? Réponse en fin
d'après midi à l'Elysée. C'est en effet le président de la République
Nicolas Sarkozy qui doit trancher, après avoir reçu un relevé de
conclusion des différentes tables rondes du Grenelle...
Jeudi 25 Octobre 2007 - 07:54
Bernard Maris
Affaire Truchelut suite : la plaignante était-elle militante pro-voile ?
Affaire Truchelut suite : la plaignante était-elle militante pro-voile ?
Fanny Truchelut et de nombreux militants laïcs se sont saisis d'un communiqué diffusé sur Internet qui présentait Horia Demiati comme trésorière d'une association pro-voile. La principale concernée soutient qu'il s'agit d'une erreur.
« Horia Demiati a agi comme une militante », soutenait devant notre caméra Fanny Truchelut,
condamnée par le tribunal d'Epinal pour discrimination. Horia Demiati
était l'une des femmes qui a déposé plainte contre cette propriétaire
de gîte, qui lui avait demandé de retirer son voile dans les parties
communes du logement. Selon un communiqué relayé par de nombreux sites Internet,
la plaignante serait trésorière du Comité interculturel des femmes de
l'Essonne (CIFE), qui aurait organisé une réunion à la mosquée d'Evry
le 10 mars dernier pour débattre des problèmes liés au port du foulard
islamique en entreprise. Une version démentie par la principale
intéressée : « Nous répondions juste
à un appel à témoin lancé par une ancienne journaliste de Marie Claire
au sujet des jeunes diplômées portant le voile, explique Horia Demiati. Je
m'étais contentée de déposer sur Internet quelques annonces afin de
réunir des filles qui voudraient bien confier leur expérience. »
« Quand bien même j'aurais été la trésorière, quelle différence cela aurait fait ? »
La jeune femme aurait ensuite été contactée par l'auteur de l'article
qui aurait confondu ses activités de trésorière dans une association
humanitaire et ses liens avec la présidente du CIFE. Or, Horia Demiati
affirme ne pas connaître les activités de ladite association. Par
ailleurs, elle dit avoir été mise en relation avec l'ancienne
journaliste de Marie Claire par le biais de Dounia Bouzar, membre du Conseil national du culte musulman jusqu'en 2004 et militante pour la « liberté »
que représente le port du voile pour les jeunes musulmanes en France.
Si elle n'est pas trésorière de cette association, ses liens avec des
personnes militant pour le port du voile sont presque équivalents.
Horia Demiati ne s'en défend d'ailleurs pas : « Quand bien même j'aurais été trésorière, quelle différence cela aurait fait ? »
Cette différence est pourtant cruciale car dans une affaire de laïcité,
un citoyen qui porte plainte en son nom n'a rien à voir avec un
militant qui soutient sa cause.
Vendredi 26 Octobre 2007 - 02:21
Sylvain Lapoix
Traité Européen : la contestation monte sur le net
Traité Européen : la contestation monte sur le net
Petite revue de sites et de blogs favorables à l'organisation d'un référendum sur le traité modifié.
Vous avez dit traité simplifié ? La France se prépare à adopter un
traité Européen qui ressemble comme deux gouttes d'eau au projet de
Constitution rejeté par une majorité de Français en 2005. Oui mais
voilà. Cette fois-ci, c'est le Congrès, et non le peuple, qui est
appelé à ratifier le projet. À droite, pas question donc, de contester
le projet du Président. À gauche, le PS est peu bavard, craignant que
l'Europe fasse voler en éclats davantage une unité déjà très fragile
(voir l'article La gauche du « non » se réveille…Avec la gueule de bois ).
Du coup, c'est sur le Web que monte la contestation du référendum, un
peu à l'image de ce qui s'était passé en 2005. Marianne2.fr vous donne
aujourd'hui les moyens d'en savoir plus sur le sujet :
- À gauche, des députés européens se mobilisent pour un référendum sur le site Gauche Avenir.
- Les altermondialistes s'expriment et lancent des pétitions sur plusieurs sites: traite-simplifie.org, Non, non et non soutenu par le MRC (Mouvement Républicain et Citoyen de Chevènement) et Respectez notre non (Pour la République sociale, de Mélenchon).
- Des indépendants « nonistes » ont lancé une chaîne pour un référendum sur le site Le vrai débat . Pour participer à cette chaîne, il est possible d'écrire à pourunreferendum@yahoo.fr.
- D'autres ont créé le site Le peuple a déjà dit non.
- Des indépendants d'extrême gauche s'expriment sur le site La gauche ! dans un appel pour « une Europe sociale, contre le traité modifié et pour un referendum ».
- Quelques personnalités politiques expriment leur désaccord avec ce traité sur leurs blogs : Jean-Pierre Chevènement, Marie-Noëlle Lienemann, Jean-Luc Mélenchon, Nicolas Dupont Aignan.
- Enfin le texte du projet du traité modificatif est consultable, dans son intégralité, sur le site du conseil de l'Union européenne, sa ratification devrait commencer le 14 décembre 2007.
Vendredi 26 Octobre 2007 - 00:27
Pauline Delassus
Et la France réinventa l'explusion aérienne
mercredi 24 octobre 2007 par Xavier Monnier
Histoire d’éviter les incidents sur les vols commerciaux, l’inventive Police aux frontières a eu l’Idée. Dédier un avion spécial aux reconduites à la frontière des étrangers expulsables. Discret, brillant et effectif depuis le 6 octobre.
Que de mauvais procès intentés à Brice Hortefeux, titulaire de l’envié maroquin de ministre de l’Immigration, de l’identité nationale, et dépendances. Les journaux glosent sur sa loi sur l’immigration, arguant que c’est l’énième et que les tests ADN sont une abomination ; Les associations de droits-de-l’hommiste crient aux rafles à chaque arrestation de sans-papiers ; et même le bon citoyen lambda, parfois passager d’un vol où prend place un « expulsable », s’insurge…
Bon, la polémique dans les journaux sur les tests ADN, malgré de téméraires pétitions, touche à sa fin. Demeurent les incorrigibles (irrécupérables ?) droits-de-l’hommistes et les gentils français qui s’offusquent. À tort, évidemment !
Et les documents dénichés par Bakchich le prouvent, la police prend grand soin, tant des « étrangers en situation irrégulière », que de ses propres ouailles.
Afin de tranquilliser tout ce beau monde, la maison poulaga a investi, tout simplement dans un « avion pour le transfert des étrangers en situation irrégulière », se félicite le Sicop (service d’information de la communication de la police nationale). Et le zinc a tout lieu de faire la fierté de la flicaille, qui en publie même photos et plans.
L’aéronef, « un bi-moteur de 19 places de types Beechcraft » peut atteindre la vitesse de 510 km/h en haute altitude, dispose d’une autonomie de vol« à la charge maximale, soit 19 passagers : 2 heures, autonomie maximale avec 11 passagers, 4h30 ». Pas un gros porteur mais des qualités appréciables et appréciées !
Depuis sa mise en service le 6 octobre dernier, le nouveau joyau de la police aux frontières, a réussi avec brio sa première mission, « transférer de l’hôtel de police de Caen au centre de rétention administration de Toulouse six roumains en situation irrégulière ». Mission remplie « sans incident ».
Et la Police aux frontières (PAF) est bonne camarade. Les copains pourront aussi s’amuser avec le joujou. « Destiné essentiellement à assurer le transfert et l’éloignement des étrangers en situation irrégulière, il peut également être mis à disposition des autres directions ». À condition de demander gentiment à « l’Etat major de la DCPAF (direction centrale de PAF) ».
Des sans papiers discrètement et confortablement « raccompagnés », des vols commerciaux désencombrés, qui pourrait encore se plaindre ?
Seul petit souci, pour atteindre la barre des 26 000 expulsions annuelles, la flottille de la Paf devra s’étoffer…
Amiante : une étude souligne les dangers de l'"exposition passive"

GAMMA/ ERIC DESSONS
Le 15 octobre 2005, plusieurs milliers de personnes (4 000 selon les organisateurs) ont défilé à Paris pour réclamer un "procès pénal de l'amiante" qui provoque 3 000 décès par an.
Amiante : une étude souligne les dangers de l'"exposition passive"
LEMONDE.FR avec AFP | 23.10.07 | 12h06 • Mis à jour le 23.10.07 | 12h12
ne étude, réalisée conjointement par l'Institut de veille sanitaire et l'Inserm, publiée mardi 23 octobre dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire,
décrit, pour la première fois selon ses auteurs, des cas de cancers
parmi des enseignants, des chercheurs et des ingénieurs, appartenant à
un même campus
universitaire, en l'occurrence celui de Jussieu à Paris, qui n'avaient
jamais été exposés professionnellement à l'amiante auparavant.
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"UN MAXIMUM DE DÉCÈS ENTRE 2010 ET 2020"
"Parmi les cinq personnes, nées en 1934 et 1942, aucune exposition professionnelle active, domestique ou environnementale n'a pu être identifiée, excepté l'utilisation rare de produits de protection pour certains", relèvent-ils, alors que pendant dix à trente-cinq ans, ils ont tous été présents "à proximité d'un chantier de flocage au moment de la construction du campus".
Au-delà des cas particuliers, l'étude souligne que les décès causés par l'exposition à l'amiante, notamment par des mésothéliomes, des cancers du poumon et "très vraisemblablement des cancers du larynx", vont "continuer de se développer pendant au moins deux ou trois décennies dans notre pays". En Europe de l'Ouest, en particulier,"un maximum de décès attribuables au mésothéliome pleural" devraient avoir lieu "entre 2010 et 2020", note un spécialiste du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC-OMS).
Dans un éditorial du Bulletin épidémiologique hebdomadaire, le professeur Marcel Goldberg revient sur les moyens mis en place en France pour lutter contre les retombées de l'amiante, constatant que même si des progrès ont été réalisés et que le retard a été comblé, il reste "beaucoup à faire". "On 'savait' depuis longtemps" les dangers de l'amiante, mais, en France, "la première réglementation en milieu de travail date de 1977 et l'interdiction de l'importation et de l'utilisation de l'amiante a été promulguée en 1997, alors que huit pays avaient déjà pris une telle mesure", souligne M. Goldberg.Rachida Dati a-t-elle menti sur ses diplômes?
Rachida Dati a-t-elle menti sur ses diplômes?
Par David Servenay (Rue89) 20H54 25/10/2007

"Ce n'est pas vrai, nous opposons un démenti catégorique à cette information." Fataliste et un peu agacé par cette énième accusation, le cabinet de Rachida Dati est formel: jamais la ministre de la Justice n'a prétendu être diplômée d'un "MBA Européen du groupe HEC-ISA", l'Institut Supérieur des Affaires. Son CV officiel mentionne en effet: "Ancienne élève de l'Institut Supérieur des Affaires".
Pourtant, dans son édition de jeudi, l'Express affirme le contraire, en précisant que cette mention figure dans le "dossier" présenté à la hiérarchie judiciaire pour entrer à l'Ecole nationale de la magistrature. Il faut savoir que Rachida Dati a 32 ans lorsqu'elle présente sa candidature d'entrée à l'ENM. Son profil correspond aux critères exigés par le règlement de l'école, ainsi que nous l'a précisé le service communication de l'établissement bordelais:
- être de nationalité française
- être titulaire d'une maîtrise de droit
- être de bonne moralité (ne pas avoir de condamnations inscrites à son casier judicaire)
- être en bonne santé
- être libéré des obligations du service national.
Son cas est examiné par une commission d'avancement, présidée par le premier président de la Cour de cassation, avec d'autres magistrats, dont l'actuelle conseiller justice de Matignon, Maryvonne Caillebotte. Elle est alors jugée apte à intégrer l'école des juges.
"Elle n'a pas validé le diplôme, parce qu'elle est parti travailler avec Jacques Attali"
Rachida Dati présente un bon dossier: elle peut alors se prévaloir de plus de dix ans d'expérience professionnelle, elle a une double maîtrise en sciences économiques et en droit public. Enfin, elle a passé huit mois sur les bancs de l'ISA, en 1992-1993, dans ce fameux cycle de "MBA Européen".
Explication de sa conseillère presse:
"Elle n'a pas obtenu son diplôme, alors qu'elle avait validé tous les modules, parce qu'elle n'a pas assisté au séminaire de clôture de l'année. Cela se passait en mai-juin et c'est juste le moment où elle a rejoint l'équipe de Jacques Attali, à la Berd (Banque européenne pour la reconstruction et le développement) à Londres."
Sa notice dans le Who's Who 2007 fait d'ailleurs référence à un poste "d'auditrice interne" de la Berd. Souvenir de cette époque, Rachida Dati est toujours membre du Conseil d'administration de Planetfinance, l'organisme de microcrédit d'Attali... comme "Garde des Sceaux"!
"Disons qu'elle est partie sur un différend avec l'école..., conclut son cabinet, mais tout cela sera expliqué complètement dans le livre." Le livre? Un ouvrage d'entretien avec le journaliste du Nouvel Observateur Claude Askolovitch, dont les bonnes feuilles doivent sortir dans Le Point de la semaine prochaine. Un livre conçu comme une réponse à une enquête plus critique, intitulée "La Tricheuse", prévue pour les prochaines semaines, mais dont nous ne connaissons, avec certitude, ni l'auteur, ni l'éditeur.
Du côté de l'ENM, on ne veut surtout pas se mêler de cette affaire: "Je ne peux pas vous donner l'information sur ce dossier, je dois en parler au directeur". A HEC, pas de réponse non plus, mais on promet de rappeler. On attend encore.

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