24 octobre 2007
Adoption du traité européen ou abstention : le PS se donne deux semaines pour décider
Adoption du traité européen ou abstention : le PS se donne deux semaines pour décider
LE MONDE | 24.10.07 | 13h01 • Mis à jour le 24.10.07 | 14h47
as
question de revivre les affres du référendum constitutionnel de 2005.
De nouveau confrontés à la ratification d'un traité européen, les
socialistes hésitent sur l'attitude à adopter mais ils se sont mis
d'accord sur la méthode qui leur permettra de trancher.
Mardi 23 octobre, au terme d'une réunion du bureau national qui s'est– presque à la surprise générale – déroulée dans une ambiance jugée unanimement " sereine ", le PS s'est donné deux semaines pour choisir lors de la ratification parlementaire entre l'adoption du traité simplifié ou l'abstention, voire le refus de vote. Le rejet du texte, réclamé par les partisans de Jean-Luc Mélenchon, n'est pas envisagé.
Quant à la revendication d'un référendum, elle est maintenue dans le discours. Aucune voix n'a fait écho à la proposition défendue par Ségolène Royal d'y renoncer bien qu'elle l'ait soutenue durant sa campagne présidentielle.
François Hollande va entamer des consultations en vue de proposer une " position collective " devant le bureau national du 6 novembre. Si un consensus est trouvé, un conseil national exceptionnel sera convoqué dans la foulée pour le ratifier avec quelque solennité. Dans le cas contraire, ce sera " la position majoritaire " qui l'emportera au bureau national.
En charge d'une mission exploratoire destinée à dégager une position commune, le député européen Benoît Hamon – qui fut partisan du " non " à la Constitution européenne – proposait comme solution decompromis le choix de l'abstention.
Une attitude qui s'articulait autour de la demande constante du Parti socialiste d'obtenir un référendum sur le traité simplifié.
Nicolas Sarkozy ayant refusé de recourir à une consultation populaire, l'abstention devait s'imposer. Une telle issue, permettant aux socialistes de ne pas se diviser sur le contenu du texte, présentait l'intérêt de dépasser les anciens clivages entre partisans du oui et du non.
Assez discrets jusqu'alors, les partisans du traité – en particulier Pierre Mauroy, le strauss-kahnien Pierre Moscoviciou le jospiniste Bernard Poignant – sont montés au créneau devant le bureau national. Ils ont souligné les lacunes du projet, notamment sur le plan social, mais ont considéré que celui-ci permet de sortir l'Europe de l'ornière et que ses aspects positifs sont à mettre au crédit de la présidence allemande et non à l'action de M. Sarkozy. De son côté, Bertrand Delanoë a appelé les socialistes à assumer leurs convictions européennes et à ne pas s'inscrire une nouvelle fois en décalage avec les autres partis sociauxdémocrates, favorables au traité.
"SOYONS MITTERRANDIENS !"
Critiquant le texte et insistant sur la nécessité de prendre en considération le vote majoritairement négatif des Français lors du référendum de 2005, les fabiusiens et plusieurs représentants de la gauche du parti prônent l'abstention ou la non-participation au vote. " Soyons mitterrandiens ! ", a lancé le député européen Henri Weber, faisant allusion à l'appel à l'abstention lancé par François Mitterrand lors du référendumde 1972 sur l'entrée de la Grande- Bretagne dans l'Europe.
Au-delà de l'attitude des parlementaires socialistes face au traité, c'est aussi l'avenir de la synthèse générale constituée au sein du PS lors du congrès du Mans, en 2005, qui sera en jeu dans deux semaines.
Jean-Michel Normand
Second Sexe ou la gourmandise des mots pour en parler
Second Sexe ou la gourmandise des mots pour en parler
LE MONDE | 24.10.07 | 16h29 • Mis à jour le 24.10.07 | 16h29
|
Page d'accueil du site Second Sexe. D.R. |
ttention,
il faut bien commencer par là : le site dont il est question ici est
interdit au moins de 18 ans. Classé X, autrement dit.
Lancé le 5 octobre, le site Second Sexe - par référence au livre culte Le Deuxième Sexe, de Simone de Beauvoir - n'a cependant rien de commun avec l'abondante et habituelle offre pornographique du Net. Non, rien.
Ce portail se distingue par la cohérence de sa ligne éditoriale et la variété de ses angles d'approche : journalistique, esthétique, sociologique, sociétal, pratique mais aussi marchand (lingerie, accessoires, sélection de films érotiques, livres audio à télécharger moyennant 3 euros).
Le site a été conçu par Sophie Bramly, ancienne productrice à MTV Europe et créatrice, en 1999, du département Nouveaux Médias chez Universal. Et ce n'est pas chose aisée que de s'aventurer en pareil terrain miné.
Difficile, en effet, de trouver le juste équilibre entre, d'un côté, la vulgate racoleuse du sexe traité comme simple performance, l'impératif catégorique de l'épanouissement, le racolage de certains magazines et, de l'autre, l'alibi culturel comme prétexte bâclé à faire du fric.
MÉDIATHÈQUE ÉROTIQUE
Dans Second Sexe, l'expression du désir s'affirme d'abord dans les mots, dans la gourmandise des mots pour le dire. L'actrice Karin Viard prête sa voix à Gamiani ou Deux nuits d'excès, d'Alfred de Musset ; Tonie Marshall conte Les Mémoires de Fanny Hill, de John Cleland ; Joey Starr récite Les Onze Mille Verges, d'Apollinaire ; Valérie Lang interprète Le Roman de la luxure, d'un anonyme libertin, etc.
La société Sofilles Productions, éditrice du site secondsexe.com, va lancer, fin octobre, des moyens métrages pornographiques réalisés par des femmes non issues du circuit traditionnel du X. Les premiers devraient être disponibles à la mi-novembre.
La photographe Bettina Rheims, l'actrice et réalisatrice Asia Argento, la cinéaste Tonie Marshall devraient tourner leurs films prochainement. Toujours dans les rayons de cette médiathèque, on devrait également retrouver des films réalisés par d'autres artistes de tout sexe ceux-là, disponibles là aussi en téléchargement.
Outre cette médiathèque érotique, on peut également se procurer DVD, livres, lingerie et accessoires dans la boutique.
En plus d'une partie rédactionnelle qui comprend des entretiens d'intellectuelles et d'artistes, le Club propose des forums de discussion, les conseils d'une gynécologue, une plate-forme d'échanges pour les femmes internautes.
Sur Internet : www.secondsexe.com.
Macha Séry
La répression de la haine sur le net, un nouveau marché
La répression de la haine sur le net, un nouveau marché
L'explosion des nouvelles technologies c'est aussi l'inflation des diffamations. Ce qui expose les sites à des risques juridiques. Enquête.
Sur beaucoup de sites, l'heure est à la pédagogie sur la modération. La
publication de contenus rédigés par des utilisateurs est, d'un point de
vue juridique, un domaine très délicat. Une grande quantité de messages
illégaux sont envoyés chaque jour par des internautes malveillants. Ce
phénomène a deux conséquences : il constitue un danger pour les
internautes bien intentionnés et jette le discrédit sur le site
concerné.
Les litiges diffèrent selon les sites. Les invectives
racistes sont les plus récurrentes, suivis par les propos insultants,
diffamatoires, pornographiques ou à caractère pédophile. La censure
s'impose alors. Si certains commentaires ne posent que des problèmes de
correction (messages d'insultes ou de publicité), de nombreux autres
sont proprement illégaux (messages racistes, appels à la haine et au
meurtre, pédophilie, prostitution...). Ce type de messages représente
30% des commentaires. Mais ce chiffre n'est qu'une moyenne, le
pourcentage de messages litigieux variant en fonction des sites et de
l'actualité. Les propos progressent ainsi particulièrement après une
actualité politique chaude. Au bout d'un certain nombre de messages
litigieux déposés par le même internaute, ceux-ci sont supprimés et la
société l'inscrit dans sa « black-liste » avant, s'il se manifeste à
nouveau, de conseiller au client de porter plainte. Mais il demeure
très rare qu'un internaute soit signalé à la police.
Il existe deux types de modération de
messages. La modération automatisée se pratique grâce à des logiciels
robots d'analyse automatique des messages; il suffit d'entrer une liste
de mots qui seront automatiquement rejetés par le moteur. Mais cet
outil, trop facilement contournable, se révèle incapable de détecter à
coup sûr les messages litigieux. Quoique plus onéreuse, la modération
humaine facilite un contrôle plus efficace et permet d'éviter les
écarts de langage comme le « verlan » ou d'autres distorsions. Un pôle
externe de modérateurs, formé au respect du cadre légal d'expression
sur Internet et à la ligne éditoriale, est mis à disposition des
sociétés éditrices. Quelques journaux en ligne, comme Le Point par exemple, possèdent un pôle interne de modérateurs, qui sont des journalistes détenant une carte de presse.
Le succès des blogs et forums donne un tel surplus de travail aux
modérateurs internes que les entreprises prestataires de service de
modération et d'animation se multiplient. « Il s'agit d'un marché neuf, prêt à être exploité », confie la société Conciléo, prestataire pour le site du Nouvel Obs.com, qui dépense 1500 euros par mois pour la modération.
« Un forum non modéré représente une réelle menace pour votre société. »
est la devise de Netino, créée en 2002. Le slogan peut très bien
s'appliquer au monde réel. C'est à la suite d'un trop grand nombre de
messages litigieux rencontrés sur leur forum que l'équipe a décidé de
créer une structure de modération de messages, nécessaire d'abord pour
eux-mêmes, puis qui devient plus tard Netino, société prestataire de
services, notamment en modération. Il s'agit d'une entreprise composée
de quinze personnes pour une quarantaine de clients dont les blogs des
sites lemonde.fr et club-internet.fr. La facturation est de 0,6 € le
message en moyenne.
Bien entendu le client établit au préalable une charte
spécifique, puis en discute pour mieux la définir avec les experts de
la société prestataire. Ainsi par exemple, les forums de football
acceptent les insultes concernant les clubs.
Certains sites modèrent a posteriori, comme rue89.com, Marianne2.fr ou encore Lepoint.fr ;
cela consiste à censurer les messages après qu'ils ont été postés.
D'autres le font à l'inverse a priori, c'est-à-dire avant la diffusion
du commentaire. Le site rue89.com
a rencontré des problèmes liés au manque de modération, car certains
internautes importunaient les utilisateurs. Ce site Internet, faute de
moyens, fait appel à ses internautes pour recueillir un nombre
supplémentaire de modérateurs.
La modération de contenus n'en est
encore qu'à ses balbutiements, chaque site essayant de régler la
question par et en fonction de ses propres moyens. La question, sauf à
attendre que les internautes malveillants cessent leurs comportements -
ce qui n'est malheureusement pas d'actualité – s'imposera de plus en
plus dans le secteur « participatif » de l'Internet.
Mercredi 24 Octobre 2007 - 00:03
Sarah Mazouz
Immigration: après l'ADN, des contrôles au poil
Immigration: après l'ADN, des contrôles au poil
Par Chloé Leprince (Rue89) 00H57 24/10/2007
Dans
la Haute-Vienne, on n'estime plus seulement l'âge des étrangers sans
papiers en fonction de leur titre d'état civil ni même de leur
ossature, comme cela se faisait jusque-là, mais de leur pilosité. C'est
en tous cas sur ce critère que deux jeunes sans-papiers congolaises ont
été jugées pour faux et usage de faux.
Leur extrait d'acte de naissance de la République démocratique du Congo indique qu'elles sont nées en 1991. Contestable, pour la préfecture et les services de police. Or, selon qu'un étranger est considéré comme majeur ou pas, le droit applicable n'est pas le même.
Direction le CHU de Limoges, donc, pour une expertise médicale. Ce type d'examen n'est pas nouveau. Aux dires du collectif RESF en Haute-Vienne, les tribunaux ont commencé dès 2002 à les demander en cas de doute sur l'âge. Pour Me Virginie Roux, l'avocate d'une des filles, "ces radios sont même devenues systématiques".
"Supérieur à 18 ans, 'sans pouvoir être plus précis'"
Dans le cas des deux jeunes Congolaises, outre cette radio du poignet, il y a également eu "un examen plus approfondi" puisque le médecin expert, qui se trouve être le même dans ces deux affaires distinctes, a également voulu procéder à un "test de puberté", contre lequel s'élèvent les militants RESF. En se basant sur la pilosité des aisselles et du pubis, ainsi que sur l'aréole des seins, le médecin a conclu que les deux jeunes femmes étaient majeures. Sur l'un des deux rapports, que s'est procurés Rue89 mardi soir, il précise ainsi:
"Elle prétend être réglée depuis deux ou trois ans (après avoir longuement réfléchi avant de répondre à la question)."
"Son rapport d'expertise statue que son âge est supérieur à 18 ans... mais 'sans pouvoir être plus précis'", raconte Me Virginie Roux, dont la cliente est arrivée en France en février dernier. Sur la base de l'expertise médicale, elle est déferrée au tribunal correctionnel pour faux et usage de faux, le parquet arguant de l'irrégularité des papiers congolais, en plus de l'entrée et du séjour illégaux sur le territoire.
Rapport de l'Académie de médecine
Une première audience a eu lieu le 29 juin dernier. La défense a plaidé que cet examen appronfondi, comme la radio du poignet, ne permettaient pas de déterminer valablement si la jeune femme est majeure. La défense se base notamment sur un rapport de l'Académie nationale de médecine, qui estimait en janvier dernier qu'on a peut-être l'âge de ses os... mais pas avec précision passé 15 ans.
Sollicitée par les ministères de la Justice et de la Santé, l'Académie préconisait en cas de doute l'examen pubertaire. Avant de reconnaître que là aussi: "Il existe cependant des possibilités d’erreur." Le Pr Jean-Louis Chaussain, auteur du rapport, confirme que, "sans échographie, le seul examen du volume des seins ou de la pilosité ne permet pas d'être affirmatif".
"Accusée de s'être rasée le pubis"
Pour RESF et plusieurs avocats, ces examens, qui interviennent juste après l'interpellation des jeunes sans-papiers, confinent à "l'excès de zèle". "En les obligeant à dévoiler leur intimité, ces examens portent atteinte à leur dignité", dénonce Christophe Perriot, éducateur et membre du collectif. Outre la question de la fiabilité de ces examens de puberté, c'est la démarche même qu'il conteste. Pour Me Josette Rejou, avocate de la seconde jeune fille, ces tests "à vomir" reviennent à "ouvrir la boîte de Pandore":
"C'est dégueulasse parce qu'on part du principe que ses papiers, parce qu'africains, sont des faux. Sans compter la malveillance de l'examen puisqu'on lui a reproché de s'être rasée le pubis récemment pour cacher quelque chose, alors qu'elle ignorait qu'elle serait interpelée!"
D'après RESF, ces deux cas seraient les tout premiers en Haute-Vienne. RESF87 a posé la question aux délégations des autres départements pour savoir si des précédents existaient. N'ayant pas eu de réponse, RESF gage qu'il pourrait même s'agir d'une première en France.
La cliente de maître Roux a finalement eu gain de cause: le tribunal a contesté la fiabilité d'un tel examen médical pour une jeune fille de plus de 16 ans. Se déclarant incompétent, il a transmis l'affaire au tribunal des enfants. Au début du mois d'octobre, le tribunal pour enfants a décidé de placer la jeune Congolaise sous protection judiciaire, détaille son avocate. La seconde jeune fille n'a pour sa part toujours pas été jugée.
Les alliés de Sarkozy renfloués dans l'urgence
Les alliés de Sarkozy renfloués dans l'urgence
Par Julien Martin (Rue89) 00H25 24/10/2007
A deux mois de la distribution des aides publiques, le Nouveau centre va faire modifier la loi sur le financement des partis.

"Il s'agit d'une manoeuvre pour ne pas dire d'une magouille." André Vallini, porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée, s'emporte à l'évocation de la proposition de loi émanant du Nouveau centre. La branche centriste affiliée à la majorité présidentielle entend pouvoir bénéficier du financement public.
Le Nouveau centre était passé à côté d'une bonne partie de l'enveloppe de 80 millions d'euros allouée aux partis, en ne remplissant pas un double critère aux législatives: obtenir au minimum 1% des voix dans au moins 50 circonscriptions. Les ex-amis de Bayrou n'avaient pourtant pas hésité à présenter des membres de leurs familles, leurs secrétaires ou même leurs chauffeurs.
Qu'à cela ne tienne, le gouvernement -qui compte trois représentants du Nouveau centre- a fait inscrire mardi, en urgence au milieu du débat budgétaire, une proposition de loi sur "le pluralisme et l'indépendance des partis politiques", qui sera débattue ce mercredi à l'Assemblée. Proposition qui vient ajouter une alternative dans la loi sur le financement des partis de 1988: "Ou au moins quinze des candidats présentés ont été élus députés." Ca tombe bien: le Nouveau centre en compte 21.
Si la mesure a reçu sans surprise le soutien de l'UMP, elle emporte également l'adhésion des communistes. Si d'aventure ils étaient concernés à l'avenir... Le PS, en revanche, a fait connaître son intention de voter contre, par la voix de son Premier secrétaire, François Hollande:
"C'est une mesure destinée à arranger les affaires d'un parti politique. Nous ne sommes pas là pour prêter la main à l'UMP en faveur de son allié docile qu'est le Nouveau centre."
Détroussé par ses rivaux de son trésor de guerre présidentiel fort de sept millions d'électeurs, François Bayrou n'est pas en reste:
"Dans la situation où le pays se trouve, [...] le gouvernement décrète que l'urgence est de donner un pourboire aux partis qui ont décidé de se rallier au président de la République. C'est déshonorant pour la vie politique."
Pendant ce temps, du côté du Nouveau centre, on se préparait à trinquer. Pas uniquement parce que cette proposition de loi a toutes les chances d'être adoptée, mais aussi parce que ce mardi était jour d'inauguration du siège du parti, rue de Grenelle, dans le VIIe arrondissement de Paris. 140 m2, 5000 euros de loyer mensuel. Bonne affaire. La manne financière prévue devrait aussi permettre de garnir les murs blancs d'affiches aux couleurs du parti.
Président du Nouveau centre, le ministre de la Défense Hervé Morin a baptisé son parti par un discours axé sur les prochaines municipales. Mais dès que l'heure des questions arrive, la proposition de loi controversée arrive irrémédiablement sur le tapis. "Est-ce qu'une famille politique qui a de nombreux élus a le droit d'avoir une existence complète et indépendante?", interroge Morin en guise de réponse:
Certes, depuis 1988, la loi sur le financement des partis a déjà été modifiée à huit reprises. Et les modifications antérieures étaient déjà intervenues après les élections. Mais, pour la première fois, le changement intervient avant que l'enveloppe publique ne soit répartie. Répartition qui sera décidée le 31 décembre. Il y avait urgence.

