14 octobre 2007
Emmanuelli : il faut "remettre la gauche debout"
GAUCHE
Emmanuelli : il faut "remettre
la gauche debout"
NOUVELOBS.COM | 14.10.2007 | 10:54
L'ancien ministre socialiste a affirmé à l'occasion de l'université d'été du Nouveau parti socialiste que "ce n'est pas la fin, la mort de la gauche".

Henri Emmanuelli
(Reuters)Le NPS veut "remettre la gauche debout". C'est en tout cas ce qu'a déclaré Henri Emmanuelli, député des Landes, samedi 13 octobre, à Labège, à l'occasion de l'université d'été du Nouveau parti socialiste."Notre responsabilité en tant que socialistes est de faire en sorte (...) de remettre la gauche debout", a déclaré Henri Emmanuelli devant près de 400 militants.
Intervenant sur le thème "Quel PS pour le 21e siècle ?", l'ancien ministre a estimé que son parti devait être "ouvert à toutes celles et ceux qui pensent que la gauche existe, qu'elle a des valeurs à défendre et des solutions à proposer".
"Sur tous les sujets qui préoccupent ce pays aujourd'hui, nous avons des réponses", a-t-il dit, citant le financement des retraites, la pérennité du système de protection sociale et l'accès de tous à la santé.
Pour lui, "ce n'est pas la fin, la mort de la gauche". Evoquant le début des années 1980, il a rappelé que "rassembler la gauche s'est fait sur une dynamique, pas sur un approfondissement idéologique".
"Une gesticulation par jour"
"Lorsque l'on se met ensemble pour discuter et parce qu'on a le même objectif, le même horizon, on arrive à un accord", a-t-il assuré.
Henri Emmanuelli a par ailleurs dénoncé une "réalité virtuelle" fabriquée par les médias. "Ce qu'a compris M. Sarkozy c'est que les médias ont faim tous les matins", a-t-il ironisé. "Il y a un thème par jour, un voyage par jour, une gesticulation par jour, une commission par jour (...) pour fabriquer une bulle de réalité virtuelle qui ferait que la France désormais ne soit plus partagée entre progressistes et conservateurs, mais participe de l'aventure d'un homme", a-t-il dénoncé.
Présent au débat, le député Claude Bartolone a appelé à une position claire du PS et refusé un possible rapprochement avec le Modem ou des "accords entre amis" pour les prochaines élections municipales et cantonales.
Les débats doivent se poursuivre dimanche avec un débat intitulé "Pour un rassemblement des progressistes".
Eric Halphen: "Sarkozy veut enterrer les affaires"
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juge Eric Halphen, vice-président du tribunal de Paris et membre
d'Anticor, une association de lutte contre la corruption, soupçonne
Nicolas Sarkozy de vouloir "enterrer les affaires".
Dans un entretien au Parisien, il affirme vendredi: "On ne peut pas à la fois parler de tolérance zéro à l'égard des délinquants de droit commun et favoriser l'impunité à l'égard des patrons et des politiques. "Ou alors que les choses soient claires: Nicolas Sarkozy veut enterrer définitivement les affaires", poursuit le juge en référence à la dépénalisation des affaires prônée par le président de la République.
"Nicolas Sarkozy veut-il remercier les patrons qui l'ont porté au pouvoir?", s'interroge-t-il. Selon lui, "il ne faudrait pas que le projet de réforme vise, au nom de ces intérêts-là, à empêcher les juges de faire leur travail".
Pour Eric Halphen, "la justice, en France, est plus clémente à l'égard des puissants". A la question de savoir s'il se sentait "mis au placard" dans ses fonctions actuelles - chargé des indemnisations des victimes d'accidents de la route, le juge répond: "Il est clair qu'on ne m'a pas affecté ni à l'instruction ni aux affaires financières..."
vendredi 12 octobre 2007, mis à jour à 08:41
Justice
Eric Halphen: "Sarkozy veut enterrer les affaires" LEXPRESS.fr
Le juge Halphen ne digère pas le projet de dépénalisation du droit des affaires, voulu par le président de la République. Il affirme au Parisien: "On ne peut pas à la fois parler de tolérance zéro à l'égard des délinquants de droit commun et favoriser l'impunité à l'égard des patrons et des politiques".
Immigration: l'amendement ADN continue de gêner
Immigration: l'amendement ADN continue de gêner
Par Julien Martin (Rue89) 19H55 13/10/2007

Le parvis des droits de l'Homme, à Paris. Le lieu a été symboliquement choisi pour manifester contre l'amendement ADN. Un peu plus d'une centaine de personnes, avec à leur tête des politiques, scientifiques et associatifs, se sont rassemblées samedi sous une même bannière: "Touche pas à mon ADN".
Inclus dans le projet de loi relatif à "la maîtrise de l'immigration" présenté par Brice Hortefeux, cet amendement prévoit la possibilité de recourir à des tests génétiques pour permettre le regroupement familial. Voté par l'Assemblée nationale le 20 septembre à l'issue de vifs débats, la disposition a été annulée puis rétablie par les sénateurs la semaine suivante.
Rétablie mais encadrée. Le test ADN devrait toujours être volontaire, mais désormais gratuit, soumis à l'autorisation d'un juge, limité à la mère et expérimenté pendant six mois. Reste que le symbole demeure. Comme son caractère "délétère", selon le généticien Axel Kahn:
Au sein du gouvernement aussi l'opposition à cet amendement a été virulent. Fadela Amara, secrétaire d'Etat à la Politique de la ville, a créé la polémique en déclarant qu'il était "dégueulasse". Ségolène Royal l'a alors invitée "à quitter ce gouvernement", conformément à la jurisprudence Chevènement: "Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne."
"Je n'ai jamais pensé à démissionner du gouvernement", a répondu samedi matin l'intéressée, avant de partir en déplacement avec François Fillon. Le Premier ministre qui a assuré de son soutien l'ancienne présidente de Ni putes ni soumises, souhaitant "qu'il y ait des débats au gouvernement". A l'instar de Jack Lang, en vacances du Parti socialiste, qui prône "une parole libre", malgré le "dégoût" que lui inspire la disposition:
La mobilisation contre l'amendement se poursuit. D'abord sur Internet, où la pétition lancée par Charlie Hebdo et SOS Racisme a déjà fédéré plus de 180 000 signataires. Ensuite au Zénith de Paris, qui accueillera dimanche pour un meeting en musique artistes, intellectuels et scientifiques, ainsi que des hommes politiques PS (François Hollande), MoDem (François Bayrou) et UMP (François Goulard).
Car si députés et sénateurs ont voté le texte, le Parlement n'a pas encore dit son dernier mot. Le projet de loi passera mardi en commission mixte paritaire. Le député Verts Noël Mamère espère qu'elle "regardera ce qui se passe dans la rue":
Sébastien Chabal : "On n'a pas eu la bonne stratégie"
Sébastien Chabal : "On n'a pas eu la bonne stratégie"
LEMONDE.FR avec AFP | 13.10.07 | 23h43 • Mis à jour le 14.10.07 | 10h56

AP/LIONEL CIRONNEAU
Après l'exploit face aux Blacks, les Bleus s'effondrent aux portes d'une finale qui semblaient leur tendre les bras. La déception est immense.
ernard Laporte : "La
déception est immense, puisque que notre objectif était de gagner ce
match, pour pouvoir ensuite gagner la finale. Cela s'arrête
aujourd'hui. On n'a pas pu se libérer, d'un côté comme de l'autre, cela
a donné un jeu timoré, en dedans, où l'occupation du terrain a joué une
part prépondérante, entre deux équipes qui se craignaient en défense. A
la 68e, on a eu l'occasion de faire le break, Vincent Clerc
est repris je crois par Worsley. C'est je crois le tournant du match.
Si on marque c'est fini, on est en finale, malheureusement on ne marque
pas, ils reviennent chez nous et marquent...
C'était un match entre deux équipes qui se tenaient, on s'attendait
à ce genre de match. Peut-être qu'on aurait pu jouer deux ou trois
ballons de plus, c'est ce qu'on s'est dit à la mi-temps, et on a essayé
de donner un peu plus de rythme ensuite. Mais il y avait beaucoup de
coeur, d'âme, d'envie, des deux côtés.
La déception est immense. Notre Coupe du monde n'est pas ratée ni gâchée, on est tout de même dans le dernier carré, même si pour nous c'est un échec, puisqu'on voulait la gagner. Mais il faut féliciter l'Angleterre, qui a montré qu'elle était une grande nation du rugby. Comme nous, elle a su relever la tête".
David Ellis, entraîneur de la défense de l'équipe de France : "Je crois que les Anglais ont pris leur chance avec les pénalités. A chaque fois qu'ils sont venus chez nous, ils ont pris des points mais nous n'avons pas fait la même chose. Sur nos occasions en deuxième mi-temps pour marquer les essais, nous n'avons pas pris les points. Après, petit à petit, les Anglais sont passés devant. J'avais l'impression que c'était 50/50 par rapport à l'impact mais c'est comme ça, le sport de haut niveau"
Raphaël Ibanez, capitaine de l'équipe de France : "On
a cru en nos chances malgré un mauvais départ dans cette compétition,
on voulait que le rêve se poursuive et on savait aussi que ce match
allait être très serré. Ca se joue à pas grand-chose, vraiment. J'ai
très mal au
ventre, comme je crois tous mes coéquipiers, c'est le
sport... On avait ce qu'il faut, on avait la volonté, on avait l'état
d'esprit. Il nous a manqué parfois la finition, on a joué quelques fois
près de leur ligne. C'est dur à accepter car, à certains moments du
match, on aurait vraiment pu se donner le droit d'aller en finale (...)
On s'était donné ce soir le rêve de jouer une finale mais dans ce sport
on ne retient que les champions, c'est très dur pour nous."
Phil Vickery, capitaine de l'Angleterre : "Quelquefois
en sport, les choses n'ont aucun sens. Et les plus grandes prédictions
sont contredites, l'outsider se dresse. C'était un match de rugby
fantastique entre deux équipes déterminées à gagner. C'était un effort
énorme de toute l'équipe : quand quelqu'un manquait quelque chose,
quelqu'un d'autre était là pour le rattraper. Et les joueurs qui sont
rentrés ont tous eu un impact. A la fin c'est toute l'équipe qui
travaille dur pour mettre Jonny en position de marquer. Et si vous
devez vous fier à Jonny dans ces moments-là, vous pouvez hypothéquer
votre maison sans crainte ! On a réussi à s'échapper à la fin, à passer
dans le trou. Le sport est très étrange".
Fabien Pelous : "On
a manqué un peu de punch pour franchir cette défense anglaise qui
vraiment était très performante. Il ne nous a pas manqué grand-chose,
mais on n'a pas eu ce supplément d'âme qu'on a vu la semaine dernière (contre la Nouvelle-Zélande). C'est malheureux, les Coupes du monde se suivent et se ressemblent".
Jonny Wilkinson :
"Les joueurs ont tellement de respect les uns pour les autres, pour
l'encadrement et l'équipe dans son ensemble, qu'on n'a pas peur de tout
donner sur le terrain. Les joueurs ont également adhéré à 100% aux
changements tactiques.(...) Ca a été mentalement et physiquement très
dur mais la motivation des gars n'a jamais fait de doute."
Sébastien Chabal : "On
n'a pas eu la bonne stratégie. je pense qu'on aurait peut-être dû jouer
un peu plus, mais sur le coup, si je marque (à la 68e), on dit que
c'était bien. Ca ne tient à rien. Il n'y a pas grand-chose à dire. On
est déçus. Je n'ai même pas envie de parler du match. On va leur
souhaiter d'aller au bout."
Frédéric Michalak : "Je suis très déçu pour tous les gens qui nous ont suivis. Je pense qu'on n'a pas vraiment réussi à jouer avec nos armes. La tactique était la même que contre les All Blacks, jouer au pied. Ce match se joue sur une erreur. C'est une grosse occasion manquée mais il faut relativiser. On a fait ce qu'on a pu."
Dimitri Szarzewski : "C'est très dur. On a accumulé les fautes et parfois, on n'a pas su jouer. Je commets une faute aussi et ils reprennent le score à six minutes de la fin du match. Ca les encourage et on n'arrive pas derrière à reprendre le score. Je suis pris sur les appuis, je suis face à Robinson. C'est un réflexe, je mets la main c'est tout." "C'est le destin. On a un mauvais rebond d'entrée et on prend un essai. On ne doit jamais le prendre cet essai. On perd à l'arrivée de cinq points. On leur a fait cadeau de huit points en tout."
Damien Traille : "On a passé la plupart du temps chez eux et eux ne sont venus que quelques fois mais ils ont su marquer. Sur l'essai, je vois le ballon qui roule. Au dernier moment, il rebondit vers le terrain. C'est trop tard, l'adversaire arrive lancé et je ne peux rien faire."

