07 octobre 2007
Apprenez à désobéir!
Apprenez à désobéir!
LE MONDE | 06.10.07 | 14h57 • Mis à jour le 06.10.07 | 14h57
ercredi 10 h 30, parking du Parc des expositions de La Teste-de-Buch,
en Gironde, entre le Jardiland et deux entreprises de fenêtres et
volets en bois ou aluminium. Sur le bitume, des camions-écoles
manoeuvrent au ralenti. Derrière, une demi-douzaine de tentes Quechua
forment un village, surmontées du drapeau arc-en-ciel des pacifistes
italiens. Une petite troupe est assise en cercle sur des chaises de
jardin en plastique, près d'un bassin de décantation. Ils sont une
vingtaine, contactés via le Net, à suivre le stage de désobéissance
civile : durant trois jours, ils vont s'initier à l'action directe non
violente.
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Ils ont tous repéré la voiture des RG stationnée à l'entrée du parc et l'hélicoptère qui effectue son ballet de surveillance. Pas question pourtant de plonger dans la paranoïa. S'opposer, ils savent. Ils ont l'expérience des luttes écolos, du fauchage d'OGM ou d'un collectif du Réseau d'éducation sans frontières. Mais les pétitions et les manifs "traditionnelles" les ennuient ; ils veulent "être plus efficaces" et "ludiques". Depuis décembre 2006, c'est le quatorzième stage organisé gratuitement par une poignée d'activistes regroupés sur le site Desobeir.net.
Chacun se présente, se lève, donne son prénom et un signe distinctif, rejoint par un autre qui se reconnaît dans cette description, puis donne la main à son voisin. Les stagiaires s'exécutent avec une joie enfantine. Xavier a déjà voté Chirac "à sa grande honte", Simon "a vécu à l'étranger", Sarah "aime bien l'escalade", Roselyne est "objecteur de croissance" parce qu'elle "aime la simplicité volontaire", Mireille n'"aime pas les grands discours", Prisca est faucheuse volontaire. Les tenues sont babas cool sans excès : jean délavé, caleçon à fleurs ou saroual, cheveux relevés chez les filles ; pulls noirs zippés ou sweats à capuche, crâne négligemment rasé ou catogan pour les garçons. Tous "no logo", évidemment.
Il est temps pour les animateurs - des bénévoles - d'aborder le processus d'apprentissage, où va se distiller l'esprit "impliquant" de la non-violence. Un axe est esquissé sur le sol avec abscisse et ordonnée : "violent"/"non violent", "je ferais"/"je ferais pas". Les activistes doivent se placer sur le diagramme en fonction de leur perception de l'acte décrit et de leur capacité à agir "en conscience" : faucher un champ d'OGM, faucher le même champ en présence de l'agriculteur, pénétrer une base militaire en coupant le grillage, séquestrer le patron d'une grande firme d'OGM...
"C'est violent de bousiller un champ sous les yeux de l'agriculteur, mais je le ferais quand même", remarque Patrice, 50 ans, paysagiste à Arcachon. Face à une base nucléaire, "faut bien se défendre avec ce qu'on a", assure Gwen, 18 ans, revenue d'une année passée en Irlande.
Retenir un PDG, "c'est une atteinte à la personne, mais, si on m'en démontre l'utilité, je le fais", continue Prisca. "Ça dépend du groupe, j'ai besoin d'avoir confiance", tempère Hélène, 25 ans, munie d'une maîtrise de français langue étrangère. Doucement émerge une conscience du risque, de l'utilité de l'action entreprise.
L'insulte gratuite comme moyen d'action rencontre moins de succès : "Tout le monde a le droit de travailler, même si je me vois pas bosser dans le nucléaire", estime Christophe, saisonnier dans les vignes de Lot-et-Garonne. "Tout dépend du poste occupé. Je le ferais pas contre un ouvrier payé au smic, mais si c'est un cadre qui sait que ce qu'il fait est potentiellement dangereux, alors...", ose, de sa voix grave, Mathieu, 25 ans, arboriste. "Pour moi, un mec qui dort dans la rue, c'est de la violence sociale qui m'agresse plus", tranche Simon, belle gueule de 21 ans, une licence de "socio" en poche.
16 HEURES.
La troupe s'essaie à divers jeux de rôle de confrontation avec les forces de l'ordre. Hésiter, se poser des questions face à un cordon de gendarmes mobiles, c'est sain et même encouragé. Chez les désobéissants, il n'y a pas de chef. "Faut pas s'engager dans une action pour plaire à un ami. La non-violence c'est une réflexion, une stratégie où il doit y avoir du plaisir, du bonheur", conseille Yannick, un père au foyer à la tête d'oiseau déplumé. Quand les CRS dispersent une manifestation, mieux vaut leur tomber dans les bras que "leur taper dessus", continue-t-il. "C'est plus efficace, le flic n'a pas l'habitude, ça le désarçonne !"19 HEURES.
C'est l'heure du dîner, autour de longs tréteaux. Un groupe, essentiellement féminin, a préparé de grands saladiers de carottes et de choux râpés. Sous la bâche blanche, accrochés à une cordelette par des pinces à linge, les gobelets où chacun a écrit son prénom s'égouttent. On parle de Malcolm X, Mandela ou Jean-Marie Muller, philosophe français de la non-violence. Mais aussi de la marche anti-G8 à Rostock en juin. Simon en était : " J'y suis allé en suivant mes potes sans réaliser qu'on allait à la baston. Heureusement que les non-violents étaient là."Hélène surveille son couteau de près : pour cette végane - végétarienne qui ne consomme ni ne porte aucun produit d'origine animale -, pas question que la lame entre en contact avec le pâté en boîte posé sur la table. "Ça me démonte que, dans un rassemblement décroissant, on mange de la viande", bougonne-t-elle. La casquette posée de travers sur ses cheveux châtains, cette brune gironde explique qu'elle est "sur la route" depuis six mois : elle n'a plus envie "de travailler pour un patron ni de toucher de l'argent de l'Etat". Ce qu'elle apprécie ici, c'est qu'"on va au bout des choses, c'est pas du blabla". La soirée s'achève dans les volutes bleues des "pétards" qui circulent.
JEUDI, 9 H 30.
On commence en se réfugiant sous un hangar. La nuit sous la tente a été froide et les mains se figent sur les gobelets de café. Au programme, la préparation complète d'une action contre un convoi transportant le missile 51 au centre d'essais des Landes. L'opération doit être à la fois pacifiste et efficace, professe Ben, cheminot.
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Logistique, sécurité, repérage, vérification de l'itinéraire emprunté, contact juridique en cas d'arrestation, soutiens locaux, moyens de communication alternatifs au portable suspect d'être sur écoute - "le mieux, c'est de donner un nom de code à l'action comme "on va aux champignons cet après-midi"", précise Jean-Claude, un postier arborant un tee-shirt "Made in Tchernobyl". Il faut aussi veiller à la distribution des rôles pour que chacun sache ce qu'il doit faire - les "peace keepers" calment le jeu, les "anges gardiens" ravitaillent les activistes... "C'est vachement important", prévient Yannick.
12 HEURES.
Les stagiaires ont tout "listé", la faim se fait sentir. Un tour de table appelé "la cérémonie du thé" permet à chacun de dire comment il a vécu l'action. "Exprimer ses émotions évite les malentendus", insiste Jean-Charles. L'émotion du moment est plutôt aux bâillements. C'est l'heure de la sieste sur l'herbe.19 HEURES.
Après un repas toujours aussi succinct, on passe à l'atelier "désescalade". Ou comment désamorcer les situations de violence à l'intérieur du groupe. Celle qui jaillit quand on est surpris en train de taguer un panneau publicitaire ou qu'on déploie quand on essaie de se dégager lors d'une arrestation. Le groupe doit s'interroger sur les moyens de faire retomber la tension et garder une image pacifique, "parce que le flic reste un être humain". Les stagiaires hésitent : "On s'enfuit ?", lance Hélène. "Surtout pas, ça crée de la perturbation dans le groupe. Entraîne les autres à s'asseoir, répond Ben. Le but est de réfléchir à ce moment où la situation peut vous échapper et l'anticiper." L'assemblée agite les mains en l'air pour manifester son accord : le langage des sourds-muets est de rigueur dans les réunions désobéissantes.VENDREDI 10 HEURES.
C'est l'heure d'apprendre les "techniques de blocage". Pour faire durer une action le plus longtemps possible avant de se faire déloger par les forces de l'ordre, quelques ficelles sont nécessaires. Le matériel est posé à terre : un antivol de moto en U, une chaîne, des tuyaux de canalisation en PVC, des cordelettes... Jean-Claude se plaque contre une grille supposée être celle d'une centrale nucléaire, passe l'antivol à son cou - "ça passe l'envie aux policiers de tirer dessus. Pour vous libérer, ils doivent passer à la meule chirurgicale (outil dont se servent les médecins pour ouvrir les plâtres)." Pour terminer l'exercice, un conseil : en cas d'occupation prolongée, prévoir une couche "pour les besoins pressants".Plus loin, un groupe s'essaie à "la tortue". Assis en petit cercle, pieds et bras emmêlés sous les jambes, il forme un "pack" impossible à soulever. Autre "outil", un tuyau de PVC muni d'une vis transversale permet de bloquer deux activistes par les bras. "La méthode de résistance passive passe par une exposition du corps, mais maîtrisée", précise Ben. Des fous rires ponctuent les exercices. Les animateurs commencent à fatiguer : "Vivement lundi, souffle Jean-Charles, qu'on reprenne le boulot !"
Sylvia Zappi
Article paru dans l'édition du 07.10.07.Expulsions: le témoignage du malaise dans les préfectures
Expulsions: le témoignage du malaise dans les préfectures
Par Henri Sérojtano (Journaliste) 12H10 05/10/2007
Objectifs hors d'atteinte, pressions, obstacles administratifs... le ras-le-bol monte jusque dans les préfectures
"Ca devient du harcèlement moral." Ce cadre de préfecture, dans un département rural, ne mâche pas ses mots. Pour tenir les objectifs -Brice Hortefeux a fixé à 25000 le nombre d'étrangers en situation irrégulière à expulser avant la fin de l'année- il faut nourrir une machine administrative et judiciaire d'une complexité inouïe. Les préfets mettent la pression sur les troupes. A tous les étages. Il faut aller chercher les immigrés en situation irrégulière dans les coins les plus reculés. Pour un résultat final peu probant. Après les policiers, les gendarmes et les magistrats, les agents des préfectures expriment leur nausée.
Voici son témoignage:
Nous sommes en situation de harcèlement moral. Cela fait en gros cinq ans que cela dure (depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy Place Beauvau, ndlr). Dans notre petit département, le taux d'immigrés dans la population est inférieur à la moyenne nationale. Nos objectifs sont peu élevés par rapport aux grandes villes . Pourtant, même chez nous, tout le monde craque au bureau des étrangers.
Pourquoi? Procéder à l'expulsion des étrangers est dur humainement. Surtout quand il s'agit de démunis -soit la quasi-totalité d'entre eux. Il y a aussi les convictions personnelles de chacun en la matière.
Il y a surtout le sentiment de perdre son temps. Avant tout, le bureau des étrangers s'occupe de l'accueil des étrangers, du renouvellement des titres de séjour, des étudiants, des travailleurs qui viennent régulièrement, de donner des papiers aux conjoints de Français après leur mariage... Bref, participer à l'intégration des étrangers sur notre sol.
Garanties juridiques très fortes
Aujourd'hui, les procédures d'expulsion mangent notre agenda. Pour un résultat souvent nul.
Pratiquement la moitié de nos procédures échouent. D'un point de vue purement administratif et objectif -sans même se placer au niveau de la morale-, ce système est complètement absurde dans son fonctionnement. Et au final contre-productif.
On nous fixe des obligations de résultats chiffrées sans nous donner les moyens d'y parvenir.
Tout simplement parce que l'étranger en situation irrégulière bénéficie de garanties juridiques très fortes. Des garanties auxquelles le gouvernement n'a pas voulu s'attaquer. Au moment de son interpellation, le clandestin enclenche une machine administrative très lourde.
Première étape: la préfecture produit un arrêté de reconduite à la frontière. A partir de ce moment, selon la loi, l'étranger ne peut rester en rétention administrative que 48 heures. Impossible avec ce délai de lui trouver un billet d'avion comme un laissez-passer de son consulat. Donc on demande un prolongement de la rétention. Celle-ci ne peut se faire que dans un centre de rétention administrative (CRA). Il n'y en a pas chez nous. Le premier est à 250 kilomètres.
Mais avant de trouver une place en CRA, il faut obtenir cette prolongation du juge des libertés et de la détention, le JLD. C'est là que ça se corse. Souvent, le JLD, pour une raison ou une autre, casse notre procédure. Ils trouvent tous les prétextes: l'interprète n'a pas signé les bons papiers, la personne interpellée n'a pas pu téléphoner, etc.
Si la procédure est cassée à cette étape, tout le travail de la police ou de la gendarmerie -qui gardent les clandestins jour et nuit- est réduit à néant.
Le procureur peut faire appel de la décision du juge, mais il n'a que quatre heures pour le faire. Quatre heures, c'est très court, et il faut prouver que la personne représente une menace à l'ordre public. Le procureur doit démontrer que le rétenu risque de s'échapper dans la nature si on le relâche. La cour d'appel peut quand même parvenir à annuler l'ordonnance du JLD. Entraînant une prolongation de quinze jours de la détention.
Inégalités selon la nationalité
Tout n'est pas fini. Il faut trouver une place en centre de rétention administrative à la personne en cours d'expulsion. Souvent, il n'y a plus de place. Nous sommes alors obligés de relâcher tout le monde. Donc nous passons une grande partie du temps à tenter de décrocher des places en centre de rétention administrative, parfois à l'autre bout du pays. Concrètement, cela représente des dizaines de coups de fil, de fax, de bordereaux à remplir. Des heures de travail.
Souvent, l'individu doit aussi comparaître devant des instances éloignées géographiquement (tribunal administratif, cour d'appel, etc.). Sans compter le passage obligatoire au consulat, en région parisienne mais aussi parfois dans le sud du pays. Le consulat de Turquie se trouve ainsi à… Marseille. Pas très pratique si la personne a été interpellée dans le Nord…
C'est ainsi que de nombreux détenus sont trimballés en fourgon de police ou de gendarmerie pendant quinze jours et font le tour de France. Le temps d'attendre que les juridictions statuent.
Certains arrivent au bout de la procédure et arrivent à Roissy. On connaît l'histoire: certains refusent d'embarquer. C'est un délit. Ce qu'on sait moins, c'est que les tribunaux compétents -ceux de Roissy- sont débordés. Et refusent de condamner. La plupart du temps, les réfractaires sont donc relâchés.
Le plus dur: tous les expulsables ne subissent pas le même sort selon leur nationalité. Prenons les Russes. Leur ambassade leurs refusent systématiquement tout laissez-passer pour retourner au pays. C'est comme ça. Du coup, quand les gendarmes ou les policiers en arrêtent, ils les relâchent.
On rencontre le même genre de "problème" avec l'ambassade chinoise. C'est très difficile d'obtenir des papiers pour pouvoir expulser quelqu'un vers Pékin. On a aussi rencontré le problème avec certains Etats africains. Comme la Côte d'Ivoire, quand les relations avec la France étaient particulièrement tendues. La non-remise de laissez-passer devient alors une arme diplomatique. Une mesure de représailles. Les Turcs en jouent de plus en plus, avec l'opposition de la France à l'entrée dans l'UE, la reconnaissance du génocide arménien, etc.
On se retrouve donc avec une population de "ni-ni": ni régularisables, ni expulsables. Une situation grotesque. Et qui va en s'aggravant. Dans le silence le plus total. Car ce genre d'informations circule vite chez les candidats au départ fuyant la misère. On le sait, c'est devenu un argument promotionnel pour les passeurs: "Partez en France, ils vous garderont..."
La France peut faire pression sur certains pays pour obtenir davantage de laissez-passer, mais pas sur des Etats stratégiques comme la Russie ou la Chine. En revanche si vous êtes d'Afrique sub-saharienne...
Même à 25000 par an, il faudrait vingt ans
Tout cela représente une énorme galère. Pour pas grand-chose. Il y a probablement 400000 ou 500000 sans-papiers en France. Même si on en expulse 25000 par an, il faudrait attendre vingt ans. D'ailleurs pour cette année on est encore loin de l'objectif… Début octobre, nous en sommes à 13000 éloignements d'étrangers en situation irrégulière.
Mais même 25000 expulsions par an résoudraient-elles le problème, compte-tenu des arrivées? Probablement pas. Cet objectif chiffré ne tient pas la route. On sait bien que le principal moteur de l'immigration, c'est la misère et l'absence de libertés dans nombre de pays.
On sent le même ras-le-bol chez les policiers et les gendarmes. Comme nous, les expulsions leur prennent un temps considérable. Comme nous ils ont l'impression, pendant ce temps, de ne pas "faire leur boulot". On nous demande sans arrêt de couper dans nos budgets, et on fout de l'argent par les fenêtres. Imaginez toutes ces heures payées pour des procédures souvent vouées à l'échec? Nous avons le sentiment de servir de vues politiciennes à court-terme. C'est déprimant.
Le palmarès des villes pour entreprendre...
Le palmarès des villes pour entreprendre...
Le n° 260 du magazine "L'ENTREPRISE" daté d'octobre 2007 publie une étude hyper intéressante sur le palmarès des villes françaises pour entreprendre. Je vais profiter de cet article pour tenter une analyse de la situation de Mulhouse face à ses "concurrentes".
Les villes sont classées en 4 catégories en fonction de la population. Avec 173 000 habitants dans l'agglomération, Mulhouse se trouve avec 32 autres villes dans la catégorie des villes de 100 000 à 200 000 habitants.
Autant vous le dire tout de suite Mulhouse est classée à une très modeste 25e place sur 32 devant des villes comme Calais, Boulougne/mer, Maubeuge, loin derrière Amiens, Limoges ou Troyes... Bref pas génial ...
Si l'on regarde d'un peu plus près les critères de notation on se rend compte tout de suite que Mulhouse a deux grands inconvénients :
- Un taux horrible de défaillance d'entreprises à 49,3 pour 1000 soit le deuxieme pire taux français juste derriere Forbach (!) alors que la moyenne française est à 19,3
- Un taux de rentabilité des entreprises de 2,1 % alors que la moyenne nationale est à 3,3 %
Des entreprises moins rentables et moins fiables voila qui pourrait constituer une des caractéristiques du paysage économique mulhousien. Heureusement il existe quelques points de satisfaction.
La population étudiante en est notamment un. Avec 45 étudiants pour 1000 étudiants, Mulhouse est certes un poil en dessous de la moyenne nationale (48) mais pour une ville dite "peu universitaire" elle démontre un certain potentiel d'attraction qui devrait s'accroître avec la création du deuxième campus et la mise en place de 3 pôle de compétitivité.
De plus la présence d'un aéroport, d'une zone fanche urbaine, associé à
un taux de taxe professionnel modéré permet à Mulhouse de garder
certains attraits. Enfin le dernier point à souligner est un chiffre
d'affaire moyen par entreprise de plus de 3 700 000 € soit 1 M€ de plus
que la moyenne nationale (a Priori ce calcul est réalisé sans le site industriel de Peugeot Mulhouse).
Si nous analysons quelques concurrentes proches on se rend vite compte que Mulhouse est à traîne en Alsace. Colmar est très bien placé en raison d'un nombre d'entreprises par habitant deux fois supérieur à la moyenne et un taux de taxes et de loyers attractifs.
Strasbourg quant à elle est bien entendu largement au dessus du lot en raison de ses pôles universitaires mais occupe finalement une assez modeste 15e place sur 23 dans la catégorie des villes de 200 à 500 000 habitants. Les raisons principales de ce "semi échec" est sans conteste le coît des loyers importants et la distance relativement importante par rapport à la capitale. toutefois l'arrivée du TGV devrait voir la ville se développer éconmiquement.
du côté de la Franche-Comté, Montebliard et Besançon sont devant Mulhouse (respectivement 18e et 9e). Seules des villes comme Le Creusot ou Forbach sont en dessous de nous.
La question que je me pose aujourd'hui est simple : Ai-je eu raison de m'installer à Mulhouse ? Est ce que le contexte économique local est propice au développement d'une société de services aux entreprises comme la mienne ? Je ne peux malheureusement pas vous répondre immédiatement mais croyez moi que je vous en reparlerai très bientôt !
En même temps tout ça n'est qu'un classement ... non ?
http://troiscafes.typepad.fr/troiscafes/2007/10/le-palmars-des-.html
http://troiscafes.typepad.fr/troiscafes/
Pour François Fillon, l'amendement ADN est un "détail" du texte sur l'immigration
Pour François Fillon, l'amendement ADN est un "détail" du texte sur l'immigration
LEMONDE.FR avec AFP | 07.10.07 | 09h01 • Mis à jour le 07.10.07 | 09h04
Le premier ministre François Fillon a présenté samedi comme"un détail" l'amendement contesté au projet de loi sur l'immigration prévoyant des tests ADN facultatifs pour les candidats au regroupement familial. Il a été fortement applaudi par le Conseil national de l'UMP, réuni à Paris, lorsqu'il a évoqué "cette loi dont les polémiques ont grossi jusqu'au ridicule, un détail en masquant l'essentiel : qu'elle rendait à la France le droit de choisir son immigration, qu'elle renforçait la qualité des contrôles, qu'elle instaurait une politique d'intégration véritable, fondée sur notre langue, fondée sur notre culture, fondée sur notre histoire, fondée sur le respect d'une identité nationale dont nous n'avons pas à rougir".
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Ces propos de François Fillon "révèlent une stratégie préélectorale préoccupante", a déclaré à l'AFP le directeur général de France Terre d'Asile. "Qualifier l'amendement ADN de détail et juger ridicule l'émotion qu'elle suscite dans une large partie de l'opinion publique révèle une stratégie réélectorale préoccupante de la part du premier ministre", a estimé Pierre Henry.
"LE TANDEM FONCTIONNE, ET IL VOUS SALUE BIEN !"
François Fillon a aussi insisté sur la qualité de sa relation avec Nicolas Sarkozy. "La France en a connu, des situations de gouvernement biaisées, bancales ! Elle en a traversé, des périodes de cohabitation acrobatiques, ubuesques parfois! Elle en a subi, des périodes de paralysie", a lancé le premier ministre à la Mutualité. "Vous avez voulu qu'elle en sorte", a-t-il continué, "et vous l'en avez sortie! Avec le président de la République, nous agissons de concert. Le tandem fonctionne, et il vous salue bien !". M. Fillon a raillé "le scepticisme du microcosme", qui décrit selon lui "des tensions au sommet de l'Etat et des tensions dans la majorité".
Il a appelé à "renvoyer certains observateurs à quelques constats". Admettant que "notre façon de gouverner et d'agir prend de court l'analyse conventionnelle", le chef du gouvernement a enfin exhorté les observateurs à ne pas juger l'attelage exécutif "à l'aune des précédents". Dans un monde qui "va vite (...) Nicolas Sarkozy est branché sur le haut débit quand ses prédécesseurs passaient encore par l'opératrice". Le premier ministre a ensuite évoqué "la légitimité exceptionnelle dont bénéficie le président de la République, l'engagement personnel de Nicolas, qui le projette en avant de ses positions traditionnelles d'arbitre, l'inversion du calendrier électoral qui place les législatives sous l'éclairage de la présidentielle". "Tout cela", a-t-il estimé, "dessine une évolution à laquelle la Constitution ne peut pas rester imperméable". Il a toutefois rejeté tant "le statu quo" que l'instauration d'un "nouveau régime". "Pas question", a-t-il dit, "d'altérer dans son essence une Constitution qui a donné les preuves historiques de sa solidité et de ses capacités d'adaptations".
700 personnes réunies à Lyon
700 personnes réunies à Lyon
pour le "contre-Grenelle"
NOUVELOBS.COM | 06.10.2007 | 16:47
"Nous voulons dénoncer l'OPA de la droite et des milieux d'affaire sur l'écologie, et verser au débat des propositions pour entrer dans une vraie négociation avec un rapport de force", a notamment déclaré à la tribune le politologue Paul Ariès.

Quelque
700 militants écologistes et altermondialistes se sont réunis samedi 6
octobre à Lyon pour un "contre Grenelle" de l'environnement visant à
faire des propositions alternatives à celles qui vont sortir du
véritable Grenelle organisé par le gouvernement. Les organisateurs
dénoncent "une opération de marketing et d'affichage" et des
"mesurettes qui ne changeront rien".
A l'initiative du mouvement, des militants anti-nucléaires (Sortir du
Nucléaire, Criirad), altermondialistes (Attac, Alter Ekolo), des
organisations paysannes (Confédération paysanne, Nature et Progrès) ou
politiques (LCR) ont défilé à la tribune devant une salle comble. "Nous
voulons dénoncer l'OPA de la droite et des milieux d'affaire sur
l'écologie, et verser au débat des propositions pour entrer dans une
vraie négociation avec un rapport de force", a déclaré le politologue
Paul Ariès.
Des "gadgets"
Selon Paul Ariès, le Grenelle de l'environnement "va permettre au gouvernement d'imposer sa vision de l'écologie en concédant quelques gadgets, comme la réduction de la vitesse de 10 km/h, mais sans remettre en cause le tout-routier ou le nucléaire". Réclamant un moratoire durable sur les OGM, les autoroutes, les incinérateurs et le nucléaire, les militants ont réaffirmé leur souhait de faire payer l'eau et l'énergie en fonction des usages, d'interdire les grosses cylindrées, de reconvertir le réseau routier en voies de chemin de fer, cyclables, potagers… "Certaines de nos propositions sont présentes dans le Grenelle officiel, mais elles ne seront jamais adoptées ni appliquées, alors que l'on sait aujourd'hui, a souligné M. Ariès, qu'il ne suffit pas de faire la même chose en consommant moins, mais qu'il faut totalement changer nos modes de vies".
A Paris le 21 octobre
Pour Stéphane Lhomme, du Réseau Sortir du Nucléaire (RSN) qui
participe à ce "contre-sommet de l'écologie", il s'agit "d'un Grenelle
de l'économie, qui a même invité les pollueurs à discuter: or pour
sauver l'environnement, il y a des décisions à prendre et à imposer,
loin de l'écologie spectacle".
Par ailleurs, un "Grand forum alternatif et citoyen" réunira le 21
octobre à Paris des syndicats et des associations environnementales,
qui ont participé au Grenelle (membres de l'Alliance pour la Planète
notamment), qui ont refusé de le faire ou n'ont pas été admises.
Enfin, RSN appelle à manifester le 27 octobre à Paris "contre la
politique pronucléaire de Nicolas Sarkozy", au moment où se tiendra le
Grenelle proprement dit, la phase de négociations des 15 à 20 mesures
phares qui seront retenues.

